DOSSIER – Dr Georges LAKHOVSKY: Génie visionnaire persécuté notamment sur l’autel du marché du cancer

Avant de lire ce grand dossier sur Lakhovski, voici quelques liens pré-informatifs:


« Aujourd’hui, si vous parlez de Lakhovsky à certains médecins, vous êtes brûlés sur la place du village. »  Dr. Philippe Lagarde, spécialiste en oncologie et en stomatologie.

À présent nous complétons ce dossier sur ce personnage qu’on peut qualifier de génie. Si Lakhovsky gagne aujourd’hui en connaissance et reconnaissance c’est à travers sa thérapie basée sur les circuits oscillants et surtout sur son invention la plus importante et la plus révolutionnaire pour son époque, l’oscillateur à longueurs d’onde multiples (OLOM). Sans délaisser l’apport thérapeutique, nous souhaitons, quant à nous, mettre l’accent sur d’autres idées de Lakhovsky audacieuses mais non dépourvues de fondement et peu abordées dans les écrits récents. Lakhovsky n’est pas un simple « génie des anneaux » comme le titre d’un ouvrage récent peut le laisser entendre. C’est un inventeur-né, un chercheur infatigable qui prête attention à tout ce qui se passe dans la vie car il s’intéresse à tout. On peut dire que Georges Lakhovsky est à la fois un philosophe, un humaniste, un écrivain, un industriel, un mécène, un guérisseur [1] avec ses anneaux et son oscillateur à longueurs d’onde multiples, un théoricien, un chercheur, un savant.

On ne peut que se réjouir du regain d’attention du public, quelque peu averti certes, sur Georges Lakhovsky à l’heure actuelle. Brigitte Bouteiller donne entre autres, le climat et l’ampleur du phénomène Lakhovsky dans son ouvrage intitulé Lakhovsky. Le génie des anneaux. Santé, résonance et circuits oscillants [2]. Dans la dernière livraison du magazine Nexus (Science & Alternative) [3], Lim Kim Anh rend hommage à ce génie en ramenant au jour sa thérapie avec un article de 10 pages bien documenté et synthétisé.

Le petit monde

En parcourant la toile, on peut tomber sur des articles traitant de Lakhovsky et sa thérapie révolutionnaire. Mais le monde Lakhovsky reste l’affaire des « initiés » et le nom de Lakhovsky a du mal à percer dans la presse conventionnelle soit-elle médicale ou d’information générale. Plantons peut-être le décor avec les principaux acteurs à l’heure actuelle :

  • Dans le sillage de Guy Thieux on peut citer le Professeur Philippe Herzog, le Dr. Philippe Lagarde, spécialiste en oncologie et en stomatologie qui a décidé de s’installer en Italie, ce qui lui a permis d’intégrer la thérapie basée sur l’oscillateur à longueurs d’onde multiples dans ses pratiques médicales. « J’ai préféré quitter ce pays où les intérêts économiques prévalent sur les choix pertinents de santé publique. Les hommes politiques sont devenus des larbins de la mondialisation de l’industrie pharmaceutique. Les citoyens ont le pouvoir de changer la donne, mais auront-ils le courage de le faire ? La population a toutes les clés en main. Mais il faut qu’elle se dépêche d’agir, sinon, il sera trop tard» [4]
  • Le Dr. Jean-Louis Portes : sa thèse de médecine s’intitule La Vie et l’œuvre de Lakhovsky, soutenue en 1984 à l’Université Pierre & Marie Curie – Faculté de Médecine Pitié Salpêtrière. Mais la partie sur « l’intégration des outils de Georges Lakhovsky dans la médecine officielle ne fut pas appréciée à sa juste valeur  » [5]. Des membres du jury ont été sceptiques et ironiques à cet égard. Bien sûr que Jean-Louis Portes a connu Serge Lakhovsky qui a mis à sa disposition à lui aussi, les ouvrages de Lakhovsky. La thèse de JL Portes est téléchargeable à titre gracieux car l’auteur considère que son travail appartient désormais au domaine public ce qui n’est pas le cas de la majorité des auteurs de thèses [6].
  • Brigitte Bouteiller : auteur de l’ouvrage cité.
  • Lim Kim Anh : auteure de l’article sur Lakhovsky dans Nexus cité
  • Les passionnés de Lakhovsky et sa machine L’oscillateur à longueurs d’onde multiples (OLOM): ce sont d’abord Jean-Claude Dupuy, Tony Kerselaers et Bruno Sacco. Ces deux derniers sont des ingénieurs électroniciens contrairement à Jean-Claude Dupuy dont la formation est plutôt la mécanique [7]. Il faut dire aussi que les deux ingénieurs électroniciens étaient dans un premier temps les lecteurs-clients de Jean-Claude Dupuy qui a compilé sous la forme d’un CD [8], tout ce qu’il avait trouvé sur la machine OLOM d’origine en comparant avec les nouvelles machines trouvées dans le commerce. Avec ténacité, JC Dupuy a réussi à construire avec un groupe d’amis une machine Lakhovsky selon les caractéristiques techniques anciennes d’origine. Fort de cette réalisation Dupuy a alerté le public dans sa Révélation: Attention, les machines trouvées dans le commerce ne sont pas conformes à l’originale fabriquée par Lakhovsky. Tous les renseignements techniques nécessaires à la fabrication de l’OLOM sont accessibles sur le site http://users.skynet.be/Lakhovsky/ mis en place par Tony Kerselaers.

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Actuellement un seul fabricant respecte les spécificités techniques d’origine, en acceptant de corriger les données anciennes, grâce à l’alerte donnée par Dupuy : un fabricant sur l’autre rive de l’Atlantique, quelque part dans le Wisconsin. Les autres fabricants continuent à sortir leurs machines avec des spécificités techniques qui ne correspondent pas aux anciennes. Guy Thieux pourrait dire qu’il n’y avait pas un seul modèle OLOM au temps de Lakhovsky, ce qui est exact, mais d’après JC Dupuy les machines modernes ne sont pas aussi performantes que celle mise au point par Lakhovsky.

  • Dans les années 1990 il y eut des rencontres autour de l’oscillateur à longueur d’ondes multiples regroupant des médecins, sages-femmes, ostéopathes, vétérinaires, ingénieurs, maraîchers, bio-énergéticiens, etc. L’exposé de Michel Hallatre dans ce cadre a été publié dans la revue Arkologie, n°17, décembre 1998.
  • L’ouvrage collectif composé d’articles des frères Servranx & collaborateurs parus dans la période 1946 -1967 : Circuits oscillants et forces magnétiques. Énergie et vitalité par les colliers, ceintures, bracelets et autres dispositifs, Éditions Servranx, 1997, 92 p.
  • Les Éditions Sciences libres ont réédité 2 titres de Lakhovsky : L’oscillateur à longueurs d’onde multiples (2010) et L’oscillation cellulaire (2010) [10].
  • La thèse de pharmacie d’Émile Couerbe, Contribution à l’étude critique et expérimentale de l’action des circuits oscillants, Alger, 1939. Même si le nom de Lakhovsky n’apparaît pas dans le titre, l’ingénieur chimiste Emile Couerbe s’inspire bien des travaux de Lakhovsky sur les circuits oscillants.
  • Nous allions oublier l’ouvrage de Pierra Lance, Savants maudits – Chercheurs exclus, édité chez Guy Trédaniel, dont le Tome 3 est consacré à une douzaine de scientifiques parmi lesquels figure Lakhovsky.
  • À cette liste il faut ajouter des internautes qui fréquentent des forums tels que Daniel Dubessy et bien d’autres mais qui préfèrent garder l’anonymat. Daniel Dubessy quant à lui a acheté un appareil fabriqué aux États-Unis, puis essayé de l’améliorer en modifiant des éléments [11]. Un certain nombre de sites se penchant sur les médecines alternatives ont publié des articles sur la méthode Lakhovsky. Mais cette liste ne serait pas complète si on omettait les fabricants de colliers, ceintures, bracelets selon les modèles Lakhovsky. Cela fait un petit monde qui, avec les lecteurs de Nexus ne peut que s’agrandir avec le temps, étant donné la volonté de chacun d’en faire quelque chose.

Un inventeur-né

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En dehors de ce petit monde, on peut dire sans exagération que Georges Lakhovsky est bien enterré : dans le Robert des noms propres, l’édition de 1975, l’entrée Lakhovsky n’existe pas, ni dans le Petit Robert de l’édition revue, corrigée et mise à jour de 1993, ni dans le Petit Larousse Illustré de 1989. Faut-il chercher plus loin les raisons de cet enterrement sans trompette ni clairon ? Retenons qu’en son temps la réputation de Lakhovsky en tant que chercheur et « bienfaiteur de l’humanité » [12] dépassa les frontières de l’hexagone puisqu’il était apprécié en Italie, en Grèce, en Uruguay, aux États-Unis pour ne pas allonger la liste. Par contre son nom figure dans le Dictionnaire national des contemporains, 1899-1919, comme ingénieur. Ses ouvrages étaient traduits surtout en italien, en espagnol, en allemand et certains d’entre eux en anglais. Si on veut essayer de comprendre les raisons de cet ostracisme, très caractéristique du milieu des chercheurs français, il faut remonter le temps pour trouver un Lakhovsky, inventeur travaillant au sein du corps médical parisien. Alors qui était Lakhovsky ?

Nous avons dit plus haut que Georges Lakhovsky est un inventeur-né, effectivement à 6 ans il construisit dans un ruisseau un moulin muni d’une roue à aube entraînée par le courant [13]. À cet âge il n’avait pas encore le temps d’apprendre à l’école, même des rudiments techniques, mais le résultat était là. Il n’était pas non plus favorisé sur ce plan par le milieu familial car son père était juge et professeur de Langues orientales, rien à voir avec les techniques, et pourtant. À 12 ans il partit faire ses études à Minsk qui se trouve à 50 km de son district natal, Vileuka où il était né en 1870. En 1888 il continua à Odessa ses études aux Écoles des Arts et Métiers et des Beaux-Arts. Le diplôme d’ingénieur en poche obtenu en 1894, Georges Lakhovsky voulait poursuivre ses études dans une université à l’étranger. Son père lui conseilla d’aller en France en ces termes : «C’est en France qu’il faut te rendre, mon enfant, car en France tu trouveras non seulement un pays universitaire où tu pourras apprendre, tout aussi bien que dans les autres, toutes les branches de la science et de l’Art, mais encore le pays des Droits de l’homme et de la liberté.[14] » On verra le fossé qui sépare cette réputation de la réalité quand Georges Lakhovsky a commencé à faire de l’ombre à certains pontes du milieu médical.
Début 1895 Georges Lakhovsky débarqua à Paris, la ville des Lumières, et fut accueilli par ses amis russes venus avant lui pour faire des études. Sans perdre son temps Lakhovsky suivait aussitôt les cours de physique à la Sorbonne, aux Ponts-et-Chaussées, et de Médecine à la Faculté de Médecine tout en s’inscrivant aux Beaux-Arts. En 1899 un événement tragique allait marquer sa vie, sans doute prélude à des inventions à caractère humanitaire : Lakhovsky devait prendre le train de Biarritz pour Paris, ses amis l’ont dissuadé de rentrer. Le lendemain on apprit que le train en question avait déraillé à cause des tire-fonds qui n’ont pas tenu [15]. Lakhovsky se sentit alors culpabilisé d’avoir échappé à cette catastrophe. Comme pour payer cette dette il s’efforça avec son frère aîné de mettre au point un nouveau système de tire-fonds plus solides : ce seraient les tire-fonds Lakhovsky qu’ils ont brevetés son frère et lui et qui ont été par la suite adoptés par les chemins de fer en France puis dans d’autres pays en plein boom industriel. Cette invention lui a rapporté de quoi vivre confortablement mais quelques années plus tard en 1901, son frère décéda : il fut bouleversé [16].

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Ses études aux Beaux-Arts n’ayant pas donné de résultats satisfaisants, il partit à Rome pour essayer de se perfectionner dans cette branche sans grand résultat. De retour à Paris il endossa la nouvelle carrière d’inventeur et voyagea à travers le monde pour promouvoir son invention. Marié en 1905 avec Anne-Marie Louise Reinach, Lakhovsky eut trois enfants avec elle : Pierre né en 1907, Nadine en 1910 et Serge en 1913. En 1907 il perdit son père, peu de temps après il décida de devenir citoyen français par naturalisation.
Pendant la première guerre mondiale Lakhovsky a fait don de son invention à l’État français tout en refusant toute distinction. Au retour de la paix il suivit de près les activités scientifiques et les nouvelles découvertes (de Hertz, Marconi, etc.), et se passionna pour la TSF naissante tout en approfondissant ses connaissances en physique et en biologie. La fondation qui porte son nom fut créée pour soutenir les recherches dans le domaine de la TSF, le général Ferrié qui dirigeait les travaux en radiotélégraphie militaire en devint président. Lakhovsky a offert à cette époque 10.000 francs au Radio Club de France destinés « aux ingénieurs dont les idées auront paru dignes d’intérêt, afin qu’ils puissent réaliser leur premier appareil [17]. Deux inventions mineures ont été mises sur pied grâce à son génie : le haut-parleur à membrane très amortie avec pavillon à double paroi pour améliorer la qualité du son reproduit, et la lampe « à électrode multiple » mise à la disposition du public car il a renoncé à ses droits pour que tout scientifique puisse l’utiliser dans les applications en matière de soins médicaux au profit des malades. Homme à la charnière de plusieurs disciplines, Lakhovsky suivait de près les découvertes scientifiques de cette époque telles que les rayons X, les radiations cosmiques, les ondes électromagnétiques de hautes fréquences. C’est dans ce contexte de bouillonnement d’idées que Lakhovsky formula la théorie de l’oscillation cellulaire en 1923 sur laquelle les travaux ont été publiés la même année, et son premier ouvrage intitulé L’origine de la vie [18] est la version vulgarisée, sans jargon scientifique, pour mettre ce nouveau concept à la portée de tous ceux qui se donnent la peine de chercher à comprendre. Quoi qu’il en fût, il ne considéra pas ses découvertes comme l’aboutissement d’un travail acharné puisqu’il remarqua que : « Lorsqu’on étudie l’histoire des sciences, on ne peut ainsi qu’être frappé du rôle capital joué jusqu’ici par le hasard dans l’apparition des découvertes les plus impressionnantes des temps modernes.[19] »

De l’invention à la théorie

photo Voici donc notre ingénieur touche-à-tout devint théoricien. Ses idées se consolident avec le temps en donnant naissance à d’autres théories non moins audacieuses telles que l’origine de la vie et des maladies ; la matérialisation dans laquelle il explique d’une façon complètement nouvelle les rapports entre les rêves qu’on fait la nuit et l’état de veille, l’enfouissement des civilisations anciennes, l’ego multiple qui sous-tend la réincarnation, l’immortalité ; l’universion [20] concept sur lequel nous y reviendrons. Bref, la métaphysique se joint à la physique dans une symphonie interstellaire dont les musiciens sont des ondes cosmiques. Ses idées sur le bonheur, car c’est un des rares scientifiques qui s’intéresse à cet aspect, font de lui un théoricien du bonheur [21].

Pour lui l’hypothèse de la radiation sur les êtres vivants apparut comme une évidence mais qui s’appuie sur des expériences. Sa théorie de l’oscillation cellulaire peut être succinctement résumée de la façon suivante. Nos cellules se comportent comme des circuits oscillants sur le plan électrique et tout être vivant émet des radiations. Il suffit de garder en mémoire à ce propos un insecte quasiment disparu désormais sur le sol français [22], , qui émet une petite lumière verdâtre la nuit, la luciole, c’est l’exemple le plus factuel et abouti vérifiable par tous. Si on ne voit pas de radiations sortir de notre corps c’est simplement parce que nos sens ne sont pas assez sensibles pour les détecter, nous n’avons pas encore d’outils suffisamment perfectionnés pour pouvoir les détecter. Par contre en médecine, tout le monde sait maintenant ce qu’est un encéphalogramme, on peut donc mesurer à l’aide d’appareils modernes sophistiqués les ondes émises par le cerveau. « Si l’on admet que les oiseaux émettent et détectent les radiations inconnues pour nous, les mots d’instinct et de sens spécial employés pour expliquer certains traits de mœurs s’éclairent immédiatement et prennent une signification précise. » [23] Avec cette explication, le sens de l’orientation des oiseaux, en particulier migrateurs, et d’autres animaux s’explique et devient compréhensible.

Les rayons cosmiques

Voilà le décor. Que font nos cellules dans ce contexte ? Les observations plus fines permettent de constater que d’une part nos cellules sont composées d’un noyau plongé dans le protoplasma et que d’autre part, le noyau lui-même est constitué de petits filaments comme de véritables circuits électriques. Un examen plus approfondi au microscope permet de remarquer que le filament est revêtu d’une enveloppe tubulaire en matière isolante alors que l’intérieur est formé de matières organiques ou minérales conductrices. C’est donc un circuit oscillant sur le plan électrique. Mais alors qu’est-ce qui fournit de l’énergie à ce microscopique circuit oscillant lui permettant de vibrer, c’est-à-dire d’émettre des radiations ?

C’est là qu’entrent en jeu les ondes électromagnétiques ambiantes qui sont des radiations d’origine cosmique venues du fin fond de l’univers, des astres voisins (soleil, planètes, lune, etc). Comme nos cellules sont microscopiques, elles n’ont besoin pour rester vivantes que d’une très petite quantité d’énergie, sinon elles seraient détruites par un apport disproportionné. Un surplus d’énergie peut provoquer une hausse de température, c’est le phénomène de fièvre quand le corps réagit pour se défendre contre les agressions. Si le surplus d’énergie dépasse le seuil acceptable par nos cellules, la chaleur finit par les détruire. Il y a une limite pour le corps humain à cette température au-delà de laquelle, c’est la mort physique des cellules. Les observations au microscope et les études morphologiques ont permis de conclure que « chaque cellule est en état d’être le siège d’oscillations à très haute fréquence produisant des radiations invisibles sur une gamme voisine de celle de la lumière » [24]. Lakhovsky en tire la conséquence en admettant que c’est ce processus de radiations qui permet de maintenir les cellules en vie, sans sources d’énergies d’origine cosmique il n’y aurait pas de vie. D’un côté nos cellules rentrent en résonance avec des fréquences de radiations cosmiques, et de l’autre elles émettent à leur tour des radiations propres à leur composition [25]. Nos cellules sont alors de véritables oscillateurs et résonateurs sur le plan électrique dont « les constantes sont fixées par la forme et par la nature des substances » [26] qui entrent dans leur composition.

En d’autres termes, chaque cellule a par conséquent, selon sa composition chimique ou biologique, sa propre fréquence de vibration. « Le noyau rappelle en effet le circuit oscillant de Hertz, car il est assimilable à un véritable circuit électrique doué de self-induction et de capacité, et par suite, susceptible d’osciller à une fréquence très élevé. La bobine d’induction est constituée par la spire que représente le filament du noyau, le condensateur est formé par la capacité les deux extrémités du filament. Les cellules vivantes, d’après leur constitution sont capables d’osciller et d’émettre des radiations. » [27]

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D’après Lakhovsky, les maladies ont pour cause le déséquilibre oscillatoire cellulaire provoqué par des causes extérieures ou intérieures comme « la variation du champ des ondes électromagnétiques, la déminéralisation de la matière organique constituant la substance cellulaire, les traumatismes provoquant la destruction par choc du protoplasma ou du noyau ».

Et pour soigner les maladies, il suffit de rééquilibrer cet échange entre nos cellules et les ondes cosmiques. Selon la méthode Lakhovsky, il n’est jamais question de détruire les cellules malades, mais de les aider à retrouver leurs oscillations normales, habituelles, c’est-à-dire leurs propres fréquences de vibrations. L’approche Lakhovsky est donc plus globale que celle de la médecine moderne qui privilégie le traitement local. Ceci a une conséquence sur la santé des malades. Dans les années 1920, les rayons X étaient très à la mode. Découverts par le physicien allemand Wilhelm Röntgen en 1895, ces rayons allaient bouleverser la pratique thérapeutique, beaucoup de médecins pensaient qu’on pouvait les utiliser pour soigner le cancer en tuant les cellules malades, les tumeurs cancéreuses. Mais cette méthode était très loin d’être satisfaisante car les malades n’étaient pas du tout guéris après ce traitement de choc. On connaît déjà les conséquences graves de cette pratique dès les années 1930. Cet aspect serait une source de jalousie (ou prétexte à l’aversion) des médecins (tenants du rayon X) envers Lakhovsky qui proposait autre chose de nettement plus efficace.

De la théorie à la thérapie

Pour donner une crédibilité à sa théorie de l’oscillation cellulaire, Lakhovsky a dû construire lui-même un appareil susceptible de l’étayer. Ce fut la mise sur pied en 1923 du radio-cellulo-oscillateur qui crée « un champ électromagnétique produisant une onde entretenue modulée très courte, sur une fréquence unique comprise entre 2 et 10 mètres de longueur d’onde[28]» , autrement dit c’est un générateur d’ondes entretenues de très hautes fréquences.

Son « rôle biologique consiste à rétablir l’équilibre oscillatoire de la cellule vivante, menacé par une altération quelconque, en particulier par le voisinage d’un microbe » [29]. Ce fut le premier appareil thérapeutique inventé par Lakhovsky. Il convient à ce niveau de rappeler que le professeur d’Arsonval [30] fut le premier à préconiser dès 1890 le traitement de certaines maladies par les courants de haute fréquence [31].

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Afin d’améliorer son radio-cellulo-oscillateur permettant de générer des fréquences plus courtes, inférieures à 2 mètres, Lakhovsky a dû inventer un modèle de lampe à électrodes multiples car tout ce qui existait ne pouvait pas générer les fréquences courtes voulues. Ses lampes à électrodes multiples ont été brevetées en France et en Allemagne et il a renoncé par la suite à exploiter ses brevets dans un but scientifique et humanitaire comme nous l’avons évoqué plus haut.

C’est de ce type de radio-cellulo-oscillateur dont il s’est servi en 1924 pour traiter et guérir, à la Clinique de l’Hôpital de la Salpêtrière, des géraniums inoculés du cancer expérimental des plantes que Lakhovsky s’est fait connaître comme précurseur d’une nouvelle thérapie contre le cancer. Cette expérience fondamentale fut l’objet d’une communication scientifique à la Société de Biologie le 26 juillet 1924 dont le contenu est reproduit dans La science et le bonheur (pp. 158-163) puis dans L’oscillation cellulaire (pp. 23-26). La théorie d’oscillation cellulaire est donc vérifiée par cette expérience sur une plante.

Mais cela ne suffit pas pour en faire une thérapie généralisée. Dès le début de ses recherches dans ce domaine Lakhovsky pressentit que le champ électromagnétique ambiant peut être modifié non seulement par un générateur local d’ondes (en l’occurrence le radio-cellulo-oscillateur qu’il a mis sur pied) susceptibles de produire des interférences, mais aussi par un simple circuit oscillant. De 1924 à 1930 ce fut une longue période de recherches expérimentales sur les plantes et les animaux soignés et traités par simples circuits oscillants avant de les appliquer aux humains.

Ces recherches avaient pour horizon de soigner les tumeurs cancéreuses, guérir les malades atteints de cancer. Pendant ces cinq années, Lakhovsky travaillait à la Salpêtrière avec le Dr. Gosset qui l’accueillait dans son service. Ils se sont entendus pour ne pas publier de travaux sur ces recherches tant qu’une communication ne serait pas faite à une Société savante. Dans le monde entier, le milieu scientifique comme le milieu médical s’étonnaient de ne plus avoir de nouvelles des recherches de Lakhovsky sur le cancer.

On le croyait ayant abandonné cette piste au profit des ondes cosmiques, ce qui n’était pas du tout le cas. Il s’occupait en fait des malades principalement des cancéreux cela pendant six ans à la Salpêtrière, à la Clinique chirurgicale du Professeur Gosset et obtint des résultats remarquables avec ses appareils et selon ses méthodes. En 1929, après des résultats tout à fait encourageants, Lakhovsky remit au Dr. Gosset une communication basée uniquement sur les « faits objectifs et rigoureusement exacts » dont ce dernier a approuvé les termes.

Des mois passèrent sans que la communication fût faite. Devant ce silence Lakhovsky rappela discrètement au Dr. Gosset ce qu’il était prévu de faire avec la communication. Celui-ci lui répondit après réflexion qu’il préférait que Lakhovsky fît des expériences sur des lapins. Lakhovsky construisit un appareil spécial pour cette nouvelle expérimentation mais le moment venu, le chef de service lui répondit qu’il n’avait plus de lapins. Lakhovsky comprit vite que l’on ne voulait pas de ses expérimentations, ni de ses recherches entreprises sur le cancer, il quitta la Salpêtrière pour d’autres horizons.

Quel est l’avis de Georges Lakhovsky sur cette déconvenue ? Il s’est livré dans son Oscillation cellulaire, en ces termes : « Les savants à l’esprit moderne m’encouragèrent dans cette voie [breveter son invention des colliers et ceintures thérapeutiques puis confier l’exploitation à une société], mais un petit groupe de pontifes dogmatiques, jaloux et méchants, insinuèrent que j’étais « un homme d’argent » et que, par conséquent, je ne devrais pas être considéré comme un savant, bien qu’ils sussent parfaitement que, dépensant chaque année des sommes considérables pour mes recherches, je n’ai pas besoin, de gagner de l’argent avec mes inventions ! (…) Bien qu’ayant parmi les chefs de service de l’hôpital des amis sincères et dévoués, enthousiasmés de mes travaux et des résultats obtenus, je savais que j’en comptais également quelques-uns que ces succès rendaient jaloux et haineux. Ces derniers ne manquaient pas d’occasion pour mettre en garde contre moi le Professeur Gosset, en faisant état de la publicité faite par la société. » [32]

En effet le Professeur Gosset fut mis dans une situation inconfortable, paralysante même, il en fit part à Lakhovsky : « … Je reçois des lettres anonymes ou non, les premières m’accusant d’avoir touché des millions de votre société, les secondes me mettant en garde contre votre collaboration dans mon service, en raison de la publicité faite par cette organisation commerciale. » [33]

Mais les choses ne sont pas arrêtées là puisque Lakhovsky était affecté par « le bouquet de cette affaire » :
« À la suite de la publicité faite par la société qui exploite mes circuits, j’ai reçu la visite d’un professeur d’une faculté de province, qui me tint ce langage :

– Nous avons été très péniblement impressionnés, Monsieur, par les bruits qui courent à votre sujet. Vous savez quelle admiration nous vous portons pour vos travaux, vos théories et vos découvertes. Or, nous avons été peinés d’apprendre que vous aviez commercialisé vos circuits oscillants. Vous ne vous doutez pas, Monsieur, à quel point cette réalisation a amoindri votre personnalité scientifique. »[34]

Devant cette « mentalité », cette petitesse qui transpire la jalousie et qui suscitait chez lui plutôt de la pitié que de la colère, Lakhovsky l’a remis à sa place en lui rappelant que d’autres savants inventeurs de l’époque comme Marconi ou Edison qui ont breveté leurs inventions avant de les exploiter commercialement, n’ont pas pour autant été déconsidérés, mais au contraire, on continuait à les admirer !

Quand l’ouvrage intitulé L’oscillation cellulaire qui rassemble l’ensemble des recherches expérimentales sur la thérapie à base de circuit oscillant faites depuis 1924 en France et dans d’autres pays (Italie, Allemagne, Autriche, Grèce, États-Unis, etc.) fut publié en 1931, on y apprend que nombre de cas de cancer chez des patients sur lesquels « aucune intervention médicale ni chirurgicale n’était possible » ont été simplement guéris grâce à la méthode Lakhovsky et à ses appareils. Des centaines de témoignages faits par des ex-patients, des observations de médecins français et étrangers convergent sur l’efficacité de la thérapie mise en œuvre par Lakhovsky. Le traitement par circuits oscillants pouvait presque tout guérir : ulcères, tumeur, œdèmes, douleur, fatigue, asthme, rhumatisme, anémie, névralgies, angines, lymphangite, hémophilie, lèpre, syphilis, stérilité, impuissance, cancer, etc. Mais Lakhovsky a constaté aussi des cas d’échec dont l’origine était encore incertaine.

Les colliers miracles

Cependant il avait une petite idée sur les causes de ces échecs : la nature du sol.

Selon la composition géologique du sol où on habite (le sol peut être conducteur ou isolant par rapport aux courants électromagnétiques avec toutes les nuances possibles entre ces deux états), le sol absorbe plus ou moins les radiations cosmiques et ceci a des conséquences sur la thérapie. Sur ce sujet il y eut une longue controverse entre Auguste Lumière, illustre chimiste de l’époque, et Lakhovsky.

Lumière réfutait la thèse de Lakhovsky en disant en substance que la nature du sol n’a aucun rapport avec le cancer dont la population qui y habite est victime. Ses arguments, tombèrent les uns après les autres, devant les explications de Lakhovsky qui montrèrent que son contradicteur n’était pas toujours très rigoureux, ni au fait de la recherche en physique. Cette controverse, à la fois scientifique et littéraire et malgré tout courtoise, a duré plusieurs mois : les positions de l’un et de l’autre, autrement dit les questions de A. Lumière et les réponses de Lakhovsky, ont été publiées dans la Revue générale des Sciences en 1928 sur plusieurs livraisons que Lakhovsky a entièrement reproduites dans son Oscillation cellulaire. En tout cas on peut dire que l’accueil de la méthode Lakhovsky était unanimement favorable en Europe et en Amérique de la part des médecins qui l’ont essayé ou adopté.
Nous avons rapidement évoqué des cas de guérison des personnes atteintes du cancer grâce au port des colliers ou ceintures Lakhovsky. Les témoignages ne manquent pas à la lecture des correspondances de Lakhovsky avec d’autres médecins thérapeutes. En voici un parmi des milliers : le Dr. E. Cincin a adressé à Lakhovsky le 6 mars 1929 le petit mot suivant [36] :

Monsieur,
Permettez-moi de vous rappeler que vous m’aviez confié, en mai et août 1928, quatre colliers (pour le cou et la ceinture) pour une de mes clientes opérées en 1925 d’un sarcome de l’ovaire.
Cette malade commençait à ne plus très bien aller en janvier 1928 (œdèmes, légère ascite, douleurs abdominales, fatigue générale, insomnies douloureuses). Depuis mai 1928, elle porte sans discontinuer vos colliers ; elle va très bien à l’heure présente. Le chirurgien qui l’a opérée n’y comprend rien ; l’examen histologique des pièces ayant été fait, il ne peut y avoir erreur sur la nature du mal dont a été opérée la malade. Contre toute attente, celle-ci se porte mieux que jamais depuis l’application du collier et de la ceinture Lakhovsky.

Veuillez agréer, pour ma malade et pour moi, l’expression de nos remerciements reconnaissants.

Signé : Dr. E. Cincin »

Les résultats de cette méthode soulevèrent l’enthousiasme dans le milieu médical ouvert dont le principal objectif était la guérison des patients et non la célébrité. Lakhovsky voyait là une solution permettant d’éradiquer le mal : « Mes travaux les plus récents me font espérer que l’on parviendra à vaincre cette terrible maladie qu’est le cancer. » [37]

Du monde entier il recevait le soutien de sa méthode. Le Rapport du Professeur Sordello Attilj, Directeur du Service Radiologique de l’Hôpital de S. Spirito in Sassia, à Rome, présenté au Congrès de Radiologie de Florence en mai 1928 ne tarit pas d’éloges à son égard :

« … Je voudrais résumer les récentes conceptions d’un physicien français de valeur, M. Georges Lakhovsky de Paris, conceptions qui impriment une nouvelle orientation aux connaissances sur la cause déterminante et sur la thérapeutique du cancer, terrible fléau contre lequel toutes les nations civilisées cherchent à lutter. (…) M. Lakhovsky croit pouvoir affirmer que tous les phénomènes biologiques doivent être compris en se basant sur la propriété de la cellule d’émettre et de capter les ondes. (…) L’équilibre oscillatoire se maintient grâce à un échange incessant d’énergie à très haute fréquence et il est lié aux radiations cosmiques. (…) M. Lakhovsky, par ses conceptions, explique très brillamment certains faits jusqu’à présent complètement entourés de mystères, par exemple, l’instinct de l’orientation de certains animaux comme les pigeons voyageurs. (…) Il a fait un très intéressant travail où il étudie, à la lumière des statistiques de la Ville de Paris, les rapports qu’il y a entre le cancer et la structure du terrain. (…) L’étude du sol de Paris a permis à M. Lakhovsky de trouver la confirmation de cette assertion ; et c’est ainsi que, se basant sur le terrain, il parle de « région à cancer » et que les statistiques sur le cancer lui donnent raison. » [38]

Encouragé par ces résultats extraordinaires [39], Lakhovsky étudiait pour mettre au point une machine plus adaptée, plus performante et sans effets thermiques. Il partit de l’idée suivante : comme chaque cellule a sa propre fréquence de vibrations il faudrait une source qui générerait en théorie des milliards de fréquences différentes pour que chaque cellule puisse trouver la sienne ou vibrer en résonance : autant dire mission impossible. Mais il a constaté aussi que :

  • les ondes courtes à effets thermiques se comportent comme une arme à double tranchant : d’un côté elles peuvent stériliser le lait et de l’autre tuer les souris [40] ;
  • une onde de 4 mètres, par exemple, qui convient à un certain individu, peut être néfaste pour un autre parce qu’il n’y a pas deux personnes sur Terre qui aient les mêmes caractères, le même aspect, les mêmes qualités, les mêmes constantes physiques et chimiques, c’est-à-dire électriques [41].

Ces conditions objectives lui ont fait abandonner son radio-cellulo-oscillateur de la première période 1923-1924 qui ne produisait qu’une seule onde courte, soit-elle réglable. Si Marconi [42] qui faisait l’éloge de l’application des ondes courtes comme il a pu en témoigner : « J’y ai recours moi-même et j’en constate les heureux résultats. Elles rendent le travail agréable et donnent une nouvelle énergie. Quand je suis fatigué, les ondes courtes me reposent« , Lakhovsky était persuadé qu’il était mort de l’abus des ondes courtes :

« Il est regrettable que Marconi, qui fut un incontestable génie, ait ignoré la physiologie et la vie cellulaire. Il ne se doutait pas que, comme la lampe de T.S.F, chacune de nos deux cents quintillions de cellules renferme des filaments ultra-microscopiques : chromosomes et chondriomes, qui sont à la base même de la vie, mais qui peuvent se fondre et se détruire dans un champ électrique trop intense. » [43]

À propos de l’application des ondes courtes comme thérapie, Lakhovsky s’inquiétait des lacunes chez les médecins qui la pratiquaient car « la plupart des médecins qui manient ces appareils ignorent à la fois la physique et la biologie »[44] alors que les physiciens connaissaient bien la biologie et les biologistes la physique.

La lutte contre le cancer devenait pour lui un des buts de sa vie. Il se dépensait, dépensait sa fortune pour la recherche, pour arriver à mettre au point un appareil thérapeutique au profit des malades. Rappelons que dans les décennies 1920-1930 les idées sur les causes du cancer étaient très nombreuses dans milieu médical, parmi lesquelles on peut citer 3 groupes :

  • « celles qui font dépendre cette maladie du développement de germes aberrants d’origine embryologique ;
  • celles (et elles sont très nombreuses) qui affirment l’origine parasitaire ;
  • celles, les plus récentes, qui s’appuient sur un déséquilibre harmonique ou vitaminique. » [45]

Georges Lakhovsky s’éloigna de ces sentiers battus pour chercher les causes de cette terrible maladie dans le déséquilibre sur le plan de l’oscillation cellulaire avec les ondes électromagnétiques d’origine cosmique, tellurique ou atmosphérique selon sa théorie.

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L’oscillo contre le cancer

Toutes ces réflexions et observations aboutirent à la réalisation de l’Oscillateur à longueurs d’onde multiples (OLOM), son invention géniale qui apporta une solution simple à bien des maladies dont certaines incurables avec des méthodes connues de l’époque. Avec le temps son nom finit par s’identifier à son invention, c’est aussi la raison pour laquelle beaucoup de personnes ne connaissent Lakhovsky qu’à travers son oscillateur à longueurs d’onde multiples. Écoutons Lakhovsky qui s’explique sur son invention :

« À la suite de nombreuses recherches, je suis arrivé à construire un appareil qui crée un champ électrostatique, dans lequel se trouvent toutes les fréquences, depuis 3 mètres jusqu’à l’infra-rouge. De sorte que dans ce champ, chaque cellule peut trouver sa fréquence propre pour vibrer en résonance.
Nous savons en physique, qu’un circuit alimenté par des courants de haute fréquence amortis suscite de nombreux harmoniques.
J’ai ainsi obtenu un oscillateur qui donne toutes les longueurs d’onde fondamentales de 10 centimètres à 400 mètres, c’est-à-dire toutes fréquences de 750.000 p/s à 3 milliards. Mais chaque circuit émet, en outre, de très nombreuses harmoniques, qui, avec leurs ondes fondamentales, leurs interférences et les effluves, peuvent atteindre jusqu’à la gamme de l’infra-rouge et même de la lumière visible (1 à 300 trillions de vibrations par seconde)[46]

Ainsi naquit l’OLOM en 1930 avec tous ces efforts, espérances et enthousiasmes accompagnés d’un espoir de libération du fléau. Dès l’année suivante Lakhovsky mettait en application son OLOM dans des différents hôpitaux et centres de recherches de Paris.

Ayant quitté la Salpêtrière, il fut intégré à Saint-Louis, au Val-de-Grâce, au Calvaire (que certains surnommaient l’antichambre de la mort), à Necker, au Dispensaire franco-britannique, au Laboratoire de la Fédération Nationale des blessés du poumon, à l’Institut de Physique Biologique. Cette invention et son efficacité ont très vite emporté l’adhésion de médecins tels que les docteurs Pierre Rigaux et Foveau de Courmelles qui n’hésitèrent pas à présenter l’appareil à la Société Médicale des Praticiens. Le 20 janvier 1933 [47], le Dr. Rigaux, Médecin-chef de l’Institut de Physique Biologique, fit la « présentation d’un malade atteint d’un cancer de la verge » :

« Le colonel T. de Bucarest, ici présent, a 67 ans. Pendant 30 ans il a souffert continuellement d’un phimosis. (…) Fin juillet 1932, le malade, conseillé par certains médecins de Bucarest, vient à Paris pour se faire soigner à l’Institut Curie. (…) En octobre, il vient à Paris et se présente à l’Institut Curie. En raison de l’évolution de la maladie on est d’avis de faire une nouvelle intervention chirurgicale. Il voit également notre confrère le Dr. Dartigues qui est du même avis. Cette opération doit être large, on préconise l’émasculation totale. Le malade s’y refuse et c’est à ce moment qu’il arrive chez moi.
Le colonel T. avait entendu parler de la méthode de Georges Lakhovsky dont je m’occupe en collaboration depuis plus d’un an, méthode sur laquelle je vous donnerai de plus amples renseignements si vous le désirez, dans une autres séance. Il s’agit du traitement par l’oscillateur à onde multiples Lakhovsky. (…) Depuis un an : il ne dormait plus, mangeait mal, souffrait jour et nuit et actuellement depuis le 6 octobre, date à laquelle j’ai commencé le traitement, il a engraissé de 5 kilogrammes, n’a plus de glycémie, ni de sucre dans les urines. Il est euphorique, content de vivre, alors qu’il ne songeait antérieurement qu’à se détruire. (…) Le cas que je vous présente, est pris au hasard parmi une centaine de malades que nous avons traités en collaboration et qui ont déjà recueilli les bienfaits de cette méthode. Cette méthode ne donne pas seulement des résultats dans les cas de néoplasie, mais également dans la tuberculose pulmonaire, dans toutes les algies et même nous avons une observation de radiodermite guérie, par le Professeur suédois Sven Johansson, avec l’oscillateur à ondes multiples Lakhovsky. (…) Bien entendu, dans cette méthode comme dans toutes les méthodes, il y a des désillusions. (…) [48]

Signalons en passant le cas d’une dame de 68 ans qui avait un epithélioma de l’angle de l’œil gauche sur le côté gauche de la racine du nez datant de 3 ans, qui avait été traitée aux rayons X pour une tumeur de la face il y avait 23 ans. En arrivant à Saint Louis elle déclara avoir « perdu la mémoire, et dans la rue », elle pleurait sans savoir où elle était ni où elle allait. Après le traitement par l’OLOM, cette patiente a recouvré entre autres sa mémoire [49].
À l’étranger, l’OLOM faisait parler de lui dès ses premières années d’apparition dans le milieu médical comme en Espagne, en Belgique, en Hollande, en Italie, en Suède, en Uruguay, en Argentine, en Grèce, aux États-Unis, etc. De Bologne, le chef de clinique, le Dr. Léonida Roversi adressa le message suivant à Lakhovsky :

« Monsieur et cher Professeur,
Dans l’espoir de vous être agréable, je tiens à vous informer que je continue les expériences et les traitements au moyen de votre oscillateur à ondes multiples.
J’ai déjà recueilli de nombreuses observations et obtenu des guérisons satisfaisantes. À part quelques cas négatifs, concernant des maladies trop avancées ou des personnes trop âgées, j’ai obtenu des résultats excellents pour les affections les plus diverses. Voici quelques cas, parmi ceux qui paraissent dignes d’être mentionnés et dont je ne vous ai pas encore entretenu :
Un adéno-carcinôme du sein, chez une dame de cinquante ans, un lipôme volumineux chez une autre dame, un cas de calculs rénaux qui causaient de fréquentes et douloureuses coliques, accompagnées d’une hématurie intense, d’insomnie et d’inappétence, ce qui entraînait naturellement une alimentation générale défectueuse. Le malade s’est remis en un temps relativement court ; il se trouve bien, son poids a augmenté de six kilos. La radiographie de contrôle a montré que le calcul avait perdu les extrémités anguleuses qu’il présentait antérieurement et qu’il est aujourd’hui plus uniforme et plus lisse. (…)
J’ai obtenu, en outre, de bons effets dans deux cas de paralysie du nerf facial, dans un cas de névrite multiple datant de huit ans (…) deux cas d’artériosclérose et dans d’autres cas encore dont je me ferai un plaisir de vous entretenir ultérieurement. » [50]

De Montevideo, le Dr. Raul Araujo dont il était question plus haut, lui envoya un mot de reconnaissance :

« Cher Maître,
J’aurais dû vous écrire depuis longtemps. (…) Une fois mis au point, votre notable appareil m’a donné d’énormes satisfactions et de merveilleuses guérisons. Dans le cancer, la radiodermite, l’épilepsie, les anémies, les hypertensions, les urémies, les ulcères gastro-intestinaux, etc., etc., les résultats dépassent les espérances.
Croyez toujours à la sincère admiration et amitié de votre dévoué.
Signé : Dr. Raul Araujo » [51]

Un autre petit mot du Dr. Postma de Groningue (Hollande) :

« Mon cher Monsieur Lakhosky,
J’ai reçu d’Allemagne un oscillateur à ondes multiples établi selon vos théories. Nous l’avons installé chez le Professeur Michaël et le Dr. Kliser. Pour l’expérimenter, nous avons choisi un patient ayant un cancer très ulcéreux de 6 centimètres sur 12. Il avait déjà été opéré deux fois et on n’avait vraiment aucun espoir de le guérir.
Après douze séances d’un quart d’heure, s’échelonnant sur un mois, notre malade est presque guéri. Les ganglions ont disparu et la tumeur s’est rapidement nécrosée. Elle est maintenant réduite à 3 centimètres sur 2.
Nous avons donc le ferme espoir que notre malade va guérir . Nous faisons bien entendu, traiter d’autres cas de cancers, car nous avons pu nous rendre compte de l’efficacité de votre appareil.
J’espère qu’en France vous devez enregistrer aussi de grands succès et je suis persuadé que votre méthode est de la plus grande importance.
Veuillez …
Signé : Dr. Postma. »[52]

Terminons cette série de citations par quelques extraits de la communication de Georges Lakhovsky et celle du Professeur De Cigna faites au deuxième Congrès international des ondes courtes, en Physique, Biologie et Médecine qui eut lieu du 12 au 17 juillet 1937 à Vienne (Autriche) :

(…) Dès 1931, j’ai commencé les applications de cet oscillateur à ondes multiples dans divers Hôpitaux de Paris. (…) Parmi les nombreuses guérisons que j’ai obtenues avec ce traitement, je signalerai notamment celles de divers cas de cancer sur lesquels les rayons X et le radium avaient complètement échoué. Ces sujets guéris depuis six ans, n’ont eu aucune récidive et se portent parfaitement bien à l’heure actuelle. Dans tous les cas pathogènes, ce traitement donne de très bons résultats. Ne s’attaquant pas aux microbes directement, il ne détruit pas les tissus vivants. Mais au contraire, il renforce la vitalité de l’organisme par l’accélération de l’oscillation cellulaire : c’est donc la résistance de l’organisme ainsi renforcé qui lutte victorieusement contre le microbe et toute cause pathogène.
Ainsi, contrairement aux rayons X et au radium qui tuent à la fois les microbes, les cellules néoplasiques et les tissus sains, – ce qui explique d’ailleurs tous les accidents graves qui surviennent après ces traitements, – les radiations de hautes fréquences (ondes courtes) appliquées à distance et sans effet thermique guérissent les maladies de toutes sortes, voire même les affections de la prostate dans une proportion considérable (presque cent pour cent). (…)[53]

Au même congrès, le Professeur De Cigna, de l’Université Royale de Gênes fait une longue communication dont le contenu repose principalement sur la « Thérapeutique par l’Oscillateur à ondes multiples Lakhovsky » :

C’est depuis 1934 que je m’occupe de l’étude de l’oscillateur à ondes multiples de Lakhovsky et les cas soumis à cette méthode spéciale de traitement atteignent aujourd’hui quelques centaines. Parmi ceux-ci, un certain nombre se rattachent aux formes bien définies aujourd’hui des maladies du système nerveux organo-végétatif.
Je dois admettre, à la suite des expériences que j’ai faites, que l’oscillateur à ondes multiples Lakhovsky fournit, dans ce domaine, un excellent moyen de traitement avec des résultats d’une rapidité parfois inespérée et durables. (…) [54]

Et le Professeur De Cigna de citer les principaux cas traités : 4 cas d’épithélioma basocellulaire du visage, 1 cas de lupus érythémateux, 4 cas d’ulcères gastriques et gastro-duodénaux primitifs, 2 cas d’otite moyenne suppurée et chronique, 2 cas concernant des lésions des régions génitales de la femme, et 2 cas d’hypertrophie de la prostate, avant de terminer avec quelques remarques d’ordre général. [55]

Certains thérapeutes ont aussi signalé que l’appareil ne représente aucun risque pour l’opérateur comme pour le patient. Il n’est pas inutile de rappeler qu’au temps du radio-cellulo-oscillateur, Lakhovsky a pris deux fois une décharge d’environ 1600 volts en manipulant son invention, il a failli aller « rejoindre ses ancêtres » (comme auraient dit familièrement certains peuples), mais à chaque fois il s’en est sorti avec des soins thérapeutiques légers (kinésie surtout). Comme il a échappé à la mort par trois fois, il n’avait plus peur de la mort, ce qui a renforcé ses idées sur la vie, la mort, l’immortalité, etc. Nous y reviendrons.

Les observations et témoignages sont nombreux, presque unanimement en sa faveur mais Lakhovsky ne se sentit pas pousser des ailes, il resta modeste avec son invention et sa thérapie en citant des cas d’échec :

« Maintenant que vous avez vu ces nombreux cas de guérison à peu près sans échec, il ne faudrait pas croire que mon oscillateur peut guérir tous les cancéreux quel que soit leur état.
Dans divers cas, la tumeur cancéreuse ayant détruit un certain nombre de vaisseaux, mon appareil est impuissant à reconstituer le tissu de ces vaisseaux avant que survienne une hémorragie fatale.
À l’appui de ces phénomènes, je vous citerai trois cas, qui constituent les trois échecs que j’ai éprouvés au cours des innombrables traitements que j’ai faits avec mon oscillateur à ondes multiples. »[56]

Et Lakhovsky de mentionner deux cas de cancer de la gorge très avancés à l’Hôpital Saint-Louis et un cas de cancer du thorax au Val-de-Grâce. Voici ses observations :

« Nous avons cherché la cause de cet échec et nous l’avons expliqué par le même phénomène qui avait provoqué l’hémorragie des deux cancéreux de la langue et de la gorge à l’Hôpital Saint-Louis. Ce malheureux était atteint de son cancer depuis trois ans : le tissu néoplasique par une évolution progressive, s’est lentement développé en profondeur et avait sectionné l’artère sou-clavière ou l’artère scapulaire supérieur.
Par l’enveloppement du tissu néoplasique, la partie détériorée par la néoplasie de ses artères était maintenue par la tumeur indurée. Le jour où ces artères furent libérées par les nécroses de la tumeur, une hémorragie interne se déclara et entraîna une issue fatale. » [57]

« Lakhovsky … je vais vous couper les ailes »

Si nous insistons sur le traitement du cancer c’est parce que, d’une part, cette thérapie appliquée au cancer représentait une grande importance pour Lakhovsky, et d’autre part pour mieux saisir la suite des événements et les enjeux de cette thérapie révolutionnaire, autrement dit les enjeux du cancer.

Or cette thérapie n’a pas été découverte par un médecin ou un professeur du corps médical mais par un ingénieur, qui a certes, des connaissances en médecine pour avoir suivi des cours à la Faculté. On peut nuancer en disant que ce fut le Professeur d’Orsonval qui avait eu l’idée de soigner certaines maladies avec des ondes de hautes fréquences.

Cependant Lakhovsky n’a pas fait que reprendre l’idée de son maître qu’il respectait et à qui il faisait confiance. Non, Lakhovsky est allé plus loin : formuler une théorie, celle de l’oscillation cellulaire qui était la base de ses réflexions et de ses inventions, puis expérimenter sur les plantes, dont les vignes, et les animaux avant de l’appliquer aux malades avec lesquels la médecine a épuisé ses ressources en renonçant à les soigner.

Le Professeur d’Arsonval était certes, un personnage de premier rang et unanimement apprécié du milieu médical ou plus généralement du milieu scientifique mais il n’était pas allé aussi loin que Lakhovsky dans ses réflexions et dans ses recherches pour aboutir à une théorie sur laquelle serait venue reposer sa thérapie, c’était simplement de l’empirisme.

Le mérite de Lakhovsky était donc irréprochable, sans partage. Rappelons que dans la période 1924-1929, Lakhovsky distribuait, « avec un esprit franciscain », gratuitement aux malades des colliers et des ceintures qu’il avait personnellement fabriqués [58].

Certains collègues médecins, chef de service, lui demandaient des colliers pour leur famille et leurs amis [59]. C’est un homme avec un idéal humaniste capable de donner beaucoup et non un « homme à argent » comme ses ennemis ont essayé d’en répandre la rumeur. Le cancer absorbait une bonne partie de ses énergies si ce n’était pas entièrement. Dès 1927, il a publié un ouvrage sur ce sujet pour faire connaître ses idées [60], et on peut dire que le cancer ou plutôt la lutte contre cette effroyable maladie était un véritable enjeu pour lui. D’où ses misères aussi. Suite à la réalisation de l’OLOM il a bien sûr voulu faire breveter son invention, mais c’était mission impossible en France et en Belgique : on lui opposa un refus catégorique[61]. Pourquoi ?

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On ne saura jamais. Devant cette barrière bien réelle et non imaginaire, il est allé en Suisse pour la faire breveter et là, la Suisse n’a pas fait la fine bouche.

Est-ce que la Suisse était moins exigeante que la France ou la Belgique en matière d’innovation et de recherche thérapeutique ?

Lakhovsky devait-il se consoler pour dire que « Nul n’est prophète dans son pays », et surtout en France ?

Nous laissons le plaisir aux autres de spéculer. Nous nous bornons aux faits. Comme fait, on peut dire que si Lakhovsky et sa thérapie étaient bien accueillis par bien des médecins français et étrangers, il faisait de l’ombre sans le vouloir à certains chefs de service ou médecins traitants du petit monde parisien. La jalousie maladive de certains avait raison de l’efficacité de sa thérapie.

Dans La cabale, l’ouvrage dans lequel il raconte l’histoire de l’invention de sa machine, Lakhovsky rapporta que l’un des deux ou trois médecins d’un groupe qui lui était hostile lui a dit un jour, texto : « M. Lakhovsky, vous volez trop haut, je vais vous couper les ailes »[62]. Quel aveu ! Du moins c’est clair ! Il gênait malgré lui.

Examinons un autre angle de cet enjeu de carrière pour certains. Les ennemis de Lakhovsky étaient soit des médecins-traitants soit des chefs de service, ils avaient des titres, des honneurs, des positions sociales alors que Lakhovsky n’avait pas leurs titres, il n’était ni Chef de service, ni médecin-traitant, mais simplement un ingénieur, un chercheur à ses frais, un inventeur sans titre officiel et de surcroît naturalisé français[63] . Même si Lakhovsky connaissait beaucoup de monde à Paris, des gens qui comptaient, Jean-Louis Portes rappelle qu’il était « initié » [64] (sans autre précision, peut-être bien franc-maçon), sa position était fragile au sein du corps médical. D’ailleurs il déplorait :

« Je ne puis m’empêcher d’être attristé en songeant, qu’en France, je suis seul, depuis huit ans, à poursuivre avec un acharnement et une foi absolus mes recherches dans cette voie. Non seulement je n’ai reçu aucun encouragement, mais j’ai été combattu par des personnalités qui se réclament de la science officielle, comme par les dogmatiques et ignorants qui, brouillés avec la physique moderne, ne connaissent même pas la physique classique. J’ai été raillé par des physiciens ignorant la biologie et par des biologistes ne connaissant rien à la physique et qui, par conséquent, ne peuvent comprendre ni mes théories, ni mes travaux.
Au moment de faire paraître ce livre, des échos me parviennent du dehors. Certains praticiens officiels, qui prétendent monopoliser le traitement du cancer, se révoltent contre ma prétention à étudier le même problème qu’eux. C’est assurément le succès des résultats positifs obtenus suivant mes méthodes qui les empêche de dormir. Ils crient à qui veut les entendre que je suis devenu un danger mondial, parce que j’empêcherais, selon eux, les malades de se faire opérer ou traiter par le radium en temps voulu. (…) Au surplus, loin de combattre le traitement chirurgical et même le radium, comme ce livre en est témoin, j’ai toujours préconisé jusqu’à ce jour l’emploi de mes circuits comme dernier recours lorsque les anciens moyens avaient échoué.
Mais tout esprit observateur a le droit d’être inquiet. Depuis un quart de siècle que l’on emploie Rayons X et Radium, le nombre de cancer a-t-il diminué? Il semble que le contraire se soit produit. Chacun connaît les cas trop nombreux où radium et rayons X, non contents d’avoir fait des victimes héroïques parmi ceux qui les appliquent, ont abouti à des résultats thérapeutiques contraires. » [65]

Un autre détail technique qu’il convient de signaler, d’après Jean-Louis Portes, Lakhovsky n’a pas tenu compte des interférences générées par son appareil (OLOM) qui empêchaient « toute écoute radio dans le voisinage » [66].

Il nous manque des précisions pour apprécier cette remarque. Qu’est-ce qu’on doit entendre par « voisinage » ? Quel est le rayon d’action de ces interférences ? Quel est le cadre de ces écoutes radio, hôpital ou le chez soi ? Si c’est à l’hôpital et qu’on invoque cette objection, cela reviendrait à privilégier le « confort » de certains aux dépens de la santé des autres !

Dans l’entrevue avec Serge Lakhovsky et Guy Thieux réalisée par Alex Chénière, et parue dans la revue Arkologie, n° 4 avril 1988, Serge Lakhovsky a évoqué le même problème technique à propos de l’OLOM : « … qu’on a pas le droit d’utiliser du fait qu’il interfère avec la télévision, la radio et toutes ces histoires-là. » On n’en sait pas plus.

Cependant dans une étude technique intitulée « Frequency Analysis of the Lakhovsky Multiple Wave Oscillator from 20 Hz to 20 GHz » et présentée à la Convention annuelle de l’Association étatsunienne de psychotronique en juillet 1983, les deux auteurs Toby Grotz & B. Hillstead ont constaté que dans la bande passante de 15 à 250 MHz, l’OLOM de Lakhovsky ne produit aucune interférence avec les postes de radio et de télévision installés dans la même pièce [67].

Un peu plus loin dans le même entretien Serge Lakhovsky a dit quelque chose qui nous paraît capital pour la compréhension du problème : « Moi, je suis le fils de Lakhovsky, mais je ne parle pas du cancer, étant donné que c’est cela qui a crucifié mon père, en réalité, du fait qu’on guérissait mais qu’on ne savait pas comment, avec soit le radio-cellulo-oscillateur à une certaine époque, soit après avec l’oscillateur à longueurs d’onde multiples. »

On risque d’anticiper sur la chronologie si on veut creuser encore ce thème. En effet Georges Lakhovsky quitta la France en 1940 sur les conseils de ses amis au gouvernement pour éviter des ennuis. Comme son dernier ouvrage avant son départ n’était pas tendre avec la théorie raciste du nazisme, il devait s’attendre à des représailles. D’où son départ pour les États-Unis à 71 ans pour refaire sa vie ! On a appris par la suite que les autorités allemandes, une fois installées à Paris, ont saisi ses biens et brûlé tous ses papiers[68]. Il l’a échappé belle. Mais le destin s’acharnait sur lui, deux ans plus tard à New York, il a été renversé par une voiture. Il voulait qu’on le ramenât chez lui mais il s’est retrouvé à l’hôpital Adelphi à Brooklyn, où il est décédé le 31 août 1942 des suites de l’accident quelques heures après. Le lendemain le New York Times annonça la disparition du savant français [69], chose curieuse : son laboratoire a été vidé aussitôt (par qui ?).

On peut dire qu’ici s’achève la notoriété publique de Lakhovsky et son œuvre avec, malgré le brevet sur l’OLOM qu’il a déposé et qui a été accepté aux États-Unis. Le contexte joue bien évidemment : on était en pleine guerre mondiale, et qui dit guerre dit rupture, cassure, etc. Après cette disparition, la famille Lakhovsky (l’épouse et les deux fils, la fille, Nadine, étant déjà morte en France) continua à vivre aux États-Unis. Serge Lakhovsky s’y lança dans la parfumerie jusqu’à son retour en France vers 1958. Les recherches de Lakhovsky ont pu continuer grâce à Guy Thieux qui voulait bien reprendre, comme nous avons vu. Mais ces recherches étaient cantonnées par la force des choses dans un cadre presque « confidentiel ».

Au retour de la paix, Lakhovsky était « oublié » dans le milieu médical même si la société COLYSA qu’il avait fondée au début des années 1930 continuait à produire des colliers et des ceintures Lakhovsky, société que Serge a reprise à son nom à son retour en France.

Au temps de Lakhovsky, malgré des difficultés rencontrées et des dénigrements de sa méthode par certains, il était le porteur de ses idées dans le milieu médical, il avait un pied dedans. Après sa disparition, cette position n’existait plus. Les médecins n’avaient plus intérêt à reprendre ses idées et sa thérapie. Et avec le temps le monde change. Les connaissances ne sont plus transmises dans le cadre officiel, la montée des firmes pharmaceutiques d’après-guerre qu’on surnomme Big Pharma sur l’autre rive de l’Atlantique, leur méthode de marketing agressive et leur contrôle sur le milieu médical, ont fait le reste. Les médecines alternatives sont raillées, menacées, neutralisées avec des méthodes vieilles comme le monde : on commence progressivement par les dénigrer, puis les accuser, les incriminer, avant de les mettre hors circuit grâce aux accointances du monde médical, industriel, politique. La méthode Lakhovsky et lui-même sont renvoyés au cimetière de l’injustice où s’alignent d’autres tombeaux de la malédiction.

Savants persécutés sur l’autel du marché du cancer

Au temps de Lakhovsky, le corps médical était encore pluriel et ouvert, le serment d’Hippocrate avait encore un sens, l’hôpital était encore un lieu d’accueil et de soins où l’humanitaire primait sur le gestionnaire et la rentabilité, même si certains patrons le combattaient. Le cancer de la pensée unique n’avait pas encore fait surface, à l’heure actuelle ses ravages dans le monde médical désespèrent même certains médecins ayant encore une âme et une conviction de sauveur de vies.

La lettre ouverte du Dr. Nicole Delépine à Mme La ministre de la Santé contre l’asphyxie accélérée de l’hôpital [70], et la déclaration du docteur Philippe Lagarde, spécialiste en oncologie et en stomatologie que nous avons mise en exergue illustrent bien cette situation. Dans ce contexte d’absence de critique et d’appauvrissement de connaissances dont la médecine conventionnelle a sa large part de responsabilité, la méthode Lakhovsky ne peut séduire au risque de railleries et d’ennuis, que des insoumis à la pensée unique en matière médicale, des esprits ouverts qui regardent les faits au lieu d’écouter des opinions qui sont soit infondées soit idéologiques.

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René Quinton

Ceux qui refusent de considérer cette méthode, par ailleurs toujours appliquée en Russie depuis des décennies, se fondent sur des opinions et non des faits. Or les opinions sont comme la croyance, elles font peu de cas des faits ou des preuves. Quand on a affaire à des dogmes et des croyances, les opinions écrasent les faits et les preuves, sans parler de la mauvaise foi de certains qui est bien réelle. C’est ainsi que des centaines de milliers, certains parlent de millions, de destins et de vies humaines ont été jetées au brasier pendant l’Inquisition.

Si on se permet une petite association d’idées, le cas de Georges Lakhovsky présente des similitudes avec celui de René Quinton [71] : ils ont tous les deux connu une célébrité rapide et ce grâce au soutien d’un grand nom, d’Arsonval pour ce qui concerne Lakhovsky et Marey [72] pour Quinton. Ils ont tous les deux trouvé des explications hors des sentiers battus aux questions touchant à la médecine, et des méthodes efficaces et aux moindres frais contre des maladies. Circonstance aggravante pour Quinton, il était autodidacte.

Après leur disparition, on les a relégués aux oubliettes en compagnie d’autres maudits à titre posthume. André Mahé qui a consacré un ouvrage aux travaux de René Quinton, a dans sa préface, écrit à ce propos : « On dirait qu’un véritable complot du silence s’est fait autour de Quinton et de son œuvre« [73] . On pourrait dire exactement la même chose concernant Lakhovsky.

Mais la méthode Lakhovsky n’est pas tout à fait unique en son genre car dans les années d’après guerre (les décennies 1950-1960) un autre ingénieur, Antoine Prioré (1912-1983) a trouvé une méthode de soins à base de rayonnements électromagnétiques. Mais Prioré n’a pas connu de reconnaissance officielle, même partielle, par le corps médical qui était muré dans son refus de considérer l’appareil inventé par Prioré.

Avec le temps, le dossier Prioré a été définitivement enterré par les gouvernements successifs malgré l’effort des hommes politiques tels que Chaban Delmas qui voulait faire éclater la vérité, en vain, et Prioré est mort dans la désillusion et l’écœurement [74].

Encore un immigré [75] jeté aux orties au bonheur de la médecine officielle et conventionnelle. Drôle de science où les connaissances ne sont pas reconnues, la transmission d’une génération à l’autre n’est plus assurée, pire elle est combattue. Est-ce une spécificité française d’enterrer, ou condamner comme hérétiques les chercheurs atypiques, non conformistes qui cherchent à atteindre de nouveaux horizons, et ils y sont parvenus, au lieu de profiter confortablement de leur statut comme la plupart de leurs collègues qui cherchent et qui ne trouvent rien et qui ne sont ni dérangés, ni inquiétés par quoi que ce soit ?

Sans doute non, car ailleurs aussi, des savants insoumis connaissent des misères à cause de leurs connaissances, de leurs trouvailles, mais il semble bien que la France est particulièrement douée dans la persécution de ses savants, et ce jusqu’à nos jours : le chercheur Mirko Beljanski qui travaillait dans l’ombre de Jacques Monod, prix Nobel de physiologie en 1965, a connu les pires ennuis quand il commença à affirmer ses idées et ses méthodes qui allaient à l’encontre de celles du patron. Quand Beljanski finit par mettre au point un remède à base de plante -le ginkgo- pour soigner le cancer et qu’il a voulu le commercialiser en toute légalité selon la filière la plus commune, ce fut insupportable pour les mandarins imbus d’eux-mêmes. Même un président de la République qui a bénéficié des bienfaits de ce remède pour terminer son deuxième septennat, s’est abstenu de le reconnaître publiquement.

Tous les moyens ont été mis à la disposition des autorités sanitaires pour l’arrêter, on voulait qu’il renonçât à son projet ravageur, alors on l’accusa de faire partie d’une secte à lui tout seul et sa famille. Peu importe si l’accusation était fondée ou non, le but n’était pas là, on cherchait plutôt à le discréditer aux yeux de l’opinion, à le menacer. Si Pierre Lance, directeur et rédacteur en chef de la revue L’Ère nouvelle a trouvé de la matière sur ce thème pour en faire une œuvre en 4 volumes [76], soit une petite cinquantaine de savants maudits en l’espace d’un siècle et demi, et la liste n’est pas exhaustive, cela fait beaucoup de gâchis et de misères injustifiés, beaucoup de malades qui auraient pu être sauvés mais sacrifiés, certes involontairement pour que les dogmes triomphent, que Big Pharma trône en monopole et en particulier dans la lutte contre le cancer.

Avec du recul, on s’aperçoit que le cancer est devenu un véritable marché pas seulement pour les firmes pharmaceutiques mais aussi pour le monde médical. C’est un gros gâteau à partager entre les seigneurs de guerre, la guerre contre le cancer. Le scandale de l’ARC qui a éclaté dans les années 1990 ne constitue sans doute que la partie visible de l’iceberg. Plus on lutte contre le cancer plus le chiffre du butin de guerre est important. Des millions puis des milliards provenant des contributions citoyennes prélevées sur les impôts, ou des dons ont été investis dans la lutte contre le mal depuis des décennies et des décennies sans qu’on voie le début de la fin du tunnel. Pire, le cancer se manifeste à un âge de plus en plus jeune même chez les enfants, par conséquent les cancéreux deviennent de plus en plus nombreux (1000 nouveaux cas de cancer par jour en 2011 selon InVS – Institut de veille sanitaire-) et les décès pour cause de cancer aussi.

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A-t-on fait des progrès en matière de traitement par chimiothérapie qui passe pour solution ultime de la médecine officielle ? À en croire une étude récente de trois médecins australiens oncologues, la chimiothérapie n’est efficace qu’à 2,3 % des cas [77], soit dans 97,7 % des cas la chimiothérapie est un échec sans parler de ses effets secondaires.

Ce qui est incompréhensible pour le commun des mortels quelque peu informés, c’est les raisons pour lesquelles la médecine conventionnelle s’obstine à maintenir cette thérapie désastreuse et dispendieuse en refusant de considérer d’autres thérapies ou remèdes, car remèdes et thérapies efficaces contre le cancer existent bien et depuis Lakhovsky.

Les produits Beljanski ont fait leur réputation, le 714-X du biologiste Gaston Naessens n’a plus à prouver son efficacité, les produits Solomidès également, pour ne citer que les plus connus. Alors pourquoi cet entêtement maladif au point que Pierre Lance écrit qu’ » En France, on ne veut pas guérir le cancer » ?

Le journal Aux écoutes ne dit pas autre chose lors du procès en 1957 contre Jean Solomidès qui a trouvé un remède « le plus efficace » contre le cancer et sans risque d’effets secondaires : « Si l’Ordre des médecins poursuit le docteur Solomidès , c’est peut-être parce que si ses théories sont acceptées officiellement, beaucoup d’installations coûteuses ne seraient plus utilisées. »

Mais il n’y a pas que des installations, il y a aussi beaucoup de pilules à faire avaler au propre comme au figuré. On n’a pas besoin de chercher bien loin les raisons qui ont motivé les seigneurs de guerre à refuser de reconnaître les autres remèdes ou thérapies contre le cancer, il suffit de suivre leurs agissements : c’est clair comme de l’eau de source.

Lors du procès contre Solomidès pour exercice illégal de la pharmacie, l’accusé outré lorsqu’on lui reproche de n’avoir pas demandé les visas (autorisation de mise sur le marché, AMM pour notre époque, et que certains traduisent par autorisation de mise à mort!) : « Mais nous les avons demandés, s’indigne Solomidès, et nous les avons obtenus en 1949, en 1951, en 1952 … tant que nous ne les avons pas sollicités pour le cancer, mais pour l’eczéma et la bronchite. Cela a passé tout seul. Mais quand nous avons demandé le visa pour le cancer, qui nous a t-on envoyé comme experts ? Des gens qui nous traitent d’avance et ouvertement de charlatan et d’illuminé. L’atmosphère est telle à Villejuif et à l’Institut curie qu’il n’y a pas moyen pour moi d’y faire faire une expertise impartiale. Quant à la contre-expertise, c’est un droit totalement méconnu en matière de visa. Pourquoi les syndicats de médecins n’ont-ils pas convoqué nos malades, soulagés ou guéris par nous ? Ils se contentent de réclamer des dommages et intérêts. »[78].

Cela paraît clair : le cancer est la chasse gardée des seigneurs de guerre, qui ose s’y aventurer y laissera ses plumes comme le dindon (de la farce). Et le crime peut se poursuivre car il est parfait au point que la majorité des gens continue à croire que cela est impossible : « Si c’était vrai ça se saurait ! », la réplique des gens ayant bonne conscience sans jamais accorder une seconde pour réfléchir sur la question. Nous sommes en 2013, plus d’un demi siècle depuis l’affaire Solomidès, le cancer et son marché continuent à se développer pour la gloire des seigneurs de guerre. Le terrorisme médical et la dictature de la pensée unique règnent en maîtres. Malheur à ceux qui les dénoncent. On est loin de l’époque de Lakhovsky, n’empêche, les racines du mal étaient déjà là, quelques pontes de la médecine bloquaient les innovations en piétinant les faits qui n’étaient pas à leur avantage.

Ici s’achève le volet médical concernant Lakhovsky. Comme ce savant est une personnalité protéiforme nous allons passer en revue ses principales idées exprimées au gré de parution de ses ouvrages.

DONC ARTICLE A SUIVRE, MIS A JOUR PROCHAINEMENT.

Excellent dossier de Phan Duc pour Blog Danco

Vu sur Rusty James

8 réflexions sur “DOSSIER – Dr Georges LAKHOVSKY: Génie visionnaire persécuté notamment sur l’autel du marché du cancer

    • Vous m’en direz tant! Le business de l’empire pharmaceutique est tellement important que guérir les gens n’est pas leur objectif !! Alors quand certains docteurs/chercheurs/biologistes comme Mirko Beljanski lève le voile et/ou apporte des traitements alternatifs, ils sont souvent persécutés. J’essaierai d’en faire un article.

  1. Cette machine est-elle accessible aux particuliers ? Si oui Demande-t-elle une expérience spécifique pour l’utiliser ? Si oui encore où peut-on trouver celle qui correspond vraiment aux recherches effectuées par Monsieur Guy Thieux ?

    • Bonjour, jacqueline,
      je suis Emmanuel Thieux, son fils, vous pouvez me contacter éventuellement, et nous pourrons en parler ne priver.
      Cordialement, Merci

  2. Ping : Therapeutes | Pearltrees

  3. Je suis kiné et je côtoye le cancer de près. Je me rends bien compte que la chimiothérapie n’ est pas la solution à tous les cancers. Mais jamais durant mes études ou durant mes années de travail on m’a parlé de thérapies alternatives. Je serais ravie d’apprendre plus et de savoir si il y a des formations pour utiliser l’ appareil ainsi que l’endroit où l’ on peut s’en procurer. Je pense qu’on doit faire connaître ces thérapies alternatives et réellement soigner les malades plutôt que s’en servir et alimenter les industries pharmaceutiques sans scrupule.

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