L’Effet Backster : Expérience sur la conscience des plantes

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« Saviez-vous que les arbres parlent ? Ils le font pourtant ! Ils se parlent entre eux et ils vous parleront si vous écoutez. L’ennui avec les Blancs, c’est qu’ils n’écoutent pas ! Ils n’ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu’ils n’écouteront pas les autres voix de la nature… Pourtant, les arbres m’ont beaucoup appris : tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit » (Taganta Mani, indien Stoney)

« La paix ne pourra naître dans ce monde que lorsque toujours plus d’hommes prendront conscience de l’unité de la vie existant entre la nature, les animaux, les plantes, les minéraux et les hommes ;  et vivront en conséquence… » (Elan Noir, indien Sioux)

L’Effet Backster:

L’un des premiers a avoir osé parler d’une conscience chez les plantes est Cleve Backster en 1966. Cet expert de la CIA, spécialiste du détecteur de mensonges, a eu un jour l’idée d’attacher les électrodes de son appareil aux feuilles d’une plante verte présente dans son bureau, par curiosité…

Il remarque alors que la plante réagit lorsqu’il l’arrose, et le polygraphe semble montrer le même genre de réaction que lorsqu’un être humain fait l’expérience d’un stimulus émotionnel de courte durée… Est-ce qu’une plante pourrait ressentir des émotions ?!!!

Backster sait que la manière la plus efficace de déclencher une réaction importante du polygraphe chez l’être humain est de le mettre dans une position où il se sent menacé. Il cherche donc un moyen de menacer le bien-être de la plante, et pense tout à coup à brûler une de ses feuilles. Au moment précis où il a l’idée de brûler cette feuille (acte qu’il visualise), et avant même qu’il ne bouge pour aller chercher une allumette, la plante devient comme folle : le tracé du polygraphe prend de l’ampleur, et le marqueur va jusqu’à franchir le bord supérieur du papier ! Est-ce que la plante aurait pu lire dans son esprit ?!!

Backster conclut au sujet de cette expérience qui allait marquer toute sa vie : « Je compris à l’instant qu’il se passait quelque chose d’important ; il n’y avait pas d’autre explication. Il n’y avait plus personne dans le laboratoire, et je n’avais rien produit qui soit assimilable à une action mécanique. En une fraction de seconde, la conscience que j’avais du monde fut modifiée. L’ensemble de mon processus de pensée ainsi que mon système de valeurs furent désormais orientés vers cette recherche ».

Le chercheur confirmera par la suite ses premières découvertes, avec des centaines d’expériences sur d’autres plantes, avec d’autres instruments, avec différents collaborateurs, et dans de nombreux laboratoires différents aux Etats-Unis. Toutes ces expériences aboutissent aux mêmes conclusions… et amènent Backster à affirmer que les plantes sont sensibles aux événements, aux émotions et aux intentions humaines se produisant dans leur environnement !!

Malgré des résultats plus étonnants les uns que les autres, les recherches de Backster sont toujours contestées dans la communauté scientifique (comme l’a été pendant très longtemps – et parfois même encore aujourd’hui… – l’idée que l’animal pourrait avoir une conscience, ressentir des émotions et être sensible à la douleur !!)

Bien sûr, cela remet en cause de manière tellement radicale notre manière de vivre et de voir le monde, ainsi que la nature de nos relations avec les autres êtres vivants sur cette terre, qu’il n’est pas facile d’admettre un tel changement de paradigme ! Et pourtant, d’autres expériences viennent confirmer ce que Baxter semble avoir découvert…

Don José Carmen, l’homme qui parle avec les plantes…

Don José Carmen Garcia Martinez est un agriculteur mexicain connu dans le monde entier pour son travail avec les plantes, ses légumes géants, et ses rendements tout-à-fait exceptionnels : choux de 45 kg ; pieds de maïs de 5 mètres de haut ; feuilles de blette de un mètre cinquante de long ; 7 à 8 courges par pied (contre 1 à 2 habituellement) ; 110 tonnes d’oignons par hectare (contre 16 tonnes normalement)…

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Pour Don José Carmen, c’est l’amour qui lui donne cette main verte ! Et c’est ainsi, avec son amour pour les plantes, la communication qu’il établit mentalement avec elles, et d’anciennes recettes aztèques, qu’il a obtenu ces résultats miraculeux, sur une terre pourtant presque stérile et qui ne produisait quasiment rien… :

“J’ai commencé par m’asseoir auprès des plantes, je me suis mis à les observer. Puis je leur ai demandé de m’aider. Les plantes, comme tout ce qui vit, ont une forme d’intelligence qui leur permet de communiquer avec nous, il suffit de les écouter. Parfois, pendant la nuit, je sens que mes plantes ont soif, alors je marche jusqu’à mon champ, et je les arrose jusqu’à ce qu’elles soient satisfaites. C’est absurde d’appliquer à la lettre les conseils d’arrosage, car, comme les hommes, chaque plante est différente… » (extrait du livre « L’homme qui parle aux plantes », du journaliste Yvo Perez-Barreto).

Chimistes, agronomes, techniciens et ingénieurs ont suivi le travail de cet homme et ses résultats étonnants. Des ingénieurs du Ministère de l’agriculture mexicain sont venus analyser l’eau, les légumes, les semences et surtout le terrain volcanique de l’agriculteur… Rien de particulier n’a été décelé. Et les champs voisins ne donnent que des plantes « normales ». De multiples expériences ont été répétées avec succès dans le cadre scientifique de la plus importante université d’agronomie du Mexique:

 » Quand je suis allé concourir avec 153 ingénieurs de l’administration agricole à Mexico , je les ai battu de 2000% avec les choux. 110 tonnes à l’hectare : la vérification a été faite par leurs soins, ils n’ont même pas atteint 6 tonnes ! ».

Don Carmen cultive sans pesticides et multiplie pourtant jusqu’à dix fois la production agricole ! Il utilise 700 grammes de fertilisant par hectare, au lieu des 500 kilos habituels dans l’agriculture intensive, il cultive sur terres salées, il crée de nouvelles plantes résistant aux maladies, non transgéniques, etc…

Avec son amour pour les plantes, en se mettant à l’écoute de la nature en toute humilité, et simplement en respectant ses lois comme le faisaient ses ancêtres précolombiens, Don José Carmen réussit des prodiges et obtient des rendements extraordinaires… (Monsanto et les autres grands industriels de l’alimentation de ce monde qui tentent de nous convaincre qu’ils peuvent « sauver la planète » avec leurs OGM et leurs pesticides, pourraient peut-être en prendre de la graine… et ils auraient sûrement beaucoup à apprendre d’hommes comme Don Carmen !!)

Pour Don Carmen, les plantes ont une forme d’intelligence, elles peuvent communiquer avec nous, et nous devons apprendre à les écouter, les respecter et les aimer…

Les jardins de Findhorn:

Au nord de l’Ecosse, la communauté de Findhorn est connue dans le monde entier pour ses principes de co-création avec les intelligences subtiles de la nature, ses jardins magnifiques, et ses fleurs et légumes extraordinaires, défiant les lois agronomiques…

Cette incroyable cérémonie se déroule, tous les matins, au fin fond de l’Ecosse, dans un petit village perdu, à quelques kilomètres du mystérieux Loch Ness : Findhorn. Des dizaines de spécialistes de botanique y ont déjà assisté et leur conclusion est formelle : les fleurs et les légumes de Findhorn ne sont pas des plantes ordinaires, elles poussent comme nulle part ailleurs.

L’aventure commence en 1962. Peter Caddy, un ancien officier de la Royal Air Force qui avait aussi été hôtelier, décida de s’installer dans ce coin austère de l’Ecosse avec sa femme Eileen, leurs enfants et une amie, Dorothy Mac Lean. Ils n’avaient rien pour vivre (tout juste une indemnité de chômage de 80 francs par semaine) et la terre, à cet endroit, est ingrate, du sable encombré de graviers, une lande désolée, entourée par la mer et située en bordure de dunes de sable et de pierres, où ne poussaient que des joncs, du genêt, du chiendent et des variétés d’herbes qui se plaisaient dans le sable…
Mais Peter Caddy qui est un mystique – il a, jadis, beaucoup voyagé aux Indes et au Tibet – a l’impression de recevoir un message de Dieu qui lui ordonne de s’installer sur ce terrain misérable – c’est un ancien camping de caravanes – et d’y créer un beau jardin.

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En dépit des difficultés, Peter commence ses plantations sans grand succès. Il se débrouille pour trouver du fumier, se procure de la cendre de bois, et ramasse des algues sur la plage pour préparer son terrain et essayer de l’enrichir un peu… Mais Peter n’a aucune expérience en tant que jardinier ! Jusqu’au jour où Dorothy, qui est un peu médium, prétend être entrée en relation, au cours d’une méditation, avec le « deva » du pois. Les devas selon I ‘occultisme oriental, ce sont des êtres invisibles qui dirigent les énergies nécessaires à la croissance des végétaux. Ce deva du pois explique à Dorothy comment le soigner pour qu’il pousse avec succès et, très vite, la récolte de petits-pois de la communauté devient, en effet, magnifique. ( L’image suivante montre comment méditaient les participants à l’expérience pour faire pousser admirablement les plantes de leur jardin )

Par l’intermédiaire de Dorothy, Peter Caddy apprend, ainsi, de chaque plante, la méthode à suivre. Et les résultats sont rapidement spectaculaires.

Deux ans plus tard, le jardin compte 65 espèces différentes de légumes, 21 espèces de fruits et 42 espèces d’herbes aromatiques et médicinales. Les récoltes sont abondantes. A l’automne, les Caddy peuvent faire jusqu’à 50 kilos de confiture de framboises et de fraises. Les stocks de pommes de terre s’accumulent dans le garage. Certains légumes sont atteints de gigantisme. On cueille, ainsi, une fois, un choux qui pèse 21 kilogrammes et (lui sert de repas pour toute une semaine).

Les paysans des alentours qui, eux, doivent se battre avec la terre pour en retirer quelques légumes étriqués n’en croient pas leurs yeux. Des conseillers agronomes viennent sur place pour essayer de comprendre: L’un d’eux ait un prélèvement du lsol car il prétend que sur ce terrain, il faudrait au moins 50 grammes de sulfate de potasse par mètre carré pour obtenir un début de résultat.

Mais à sa grande surprise la terre de Peter Caddy ne contient aucun engrais chimique; En revanche aucune carence ne peut être noté. tous les éléments nécessaires y compris les plus rares qui ne se trouvent qu’en quantité infinitésimales, sont représentés.

Force est aux spécialistes de reconnaître qu’ils ne peuvent donner aucune explication. Et Sir Georges Trevelyan, un des membre de l’Association pour le sol en Angleterre , déclare que le compost et le fumier utilisés par la famille Caddy ne suffissent pas à expliquer la magnificence d’un tel jardin sur un sol pauvre et sablonneux .

Un facteur « X » dit -il, doit intervenir et si on a pu accomplir si rapidement de tels miracles à Findhorn , il n’y a pas de raison que le Sahara ne fleurisse pas à son tour .

Ce facteur « X » qui déroute les savants, Peter Caddy l’explique très simplement : c’est le soin et surtout l’amour que les jardiniers portent à leurs plantes.

Une communauté se crée alors, la Fondation Findhorn grandit… et toujours sur le même principe de co-création avec la nature, développe de nombreuses activités de recherche et de formation. Au fil des années, la fondation a mené des travaux de reforestation considérables, gagné son autonomie énergétique, construit en éco-habitat, réduit son empreinte écologique…

Et près de 50 ans plus tard, l’aventure Findhorn continue… Aujourd’hui, la fondation reçoit plus de 15 000 visiteurs chaque année ! Elle est reconnue par les Nations Unies comme « ONG associée » depuis 1997.

« Notre vision de la nature est terriblement réductrice et matérialiste, et évacue des millénaires de sagesse populaire et bien des dimensions… Findhorn est une invitation puissante à retrouver une relation vivante, sensible, et créatrice avec la nature dans toutes ses dimensions ». (Extrait de la présentation de l’éditeur du livre « Les jardins de Findhorn »).

Alors… quelle est la conscience des plantes ?

Même si cette idée d’une conscience chez les plantes reste encore fortement contestée, notamment dans les milieux scientifiques, les expériences de personnes comme Cleve Baxter, Don José Carmen, ou les Caddy, et bien d’autres encore… viennent remettre en question nos croyances les plus ancrées sur la nature des plantes et de leur expérience de la réalité. Et on peut se demander pourquoi la communauté scientifique ne cherche pas davantage dans ce domaine… ?

Backster a peut-être une idée sur la question : « Je crois que la réponse est que, si ce que j’observe est exact, de nombreuses théories scientifiques sur lesquelles nous avons fondé notre existence devront être remises en question. J’ai entendu des biologistes dire : « Si Backster a raison, nous sommes en difficulté »… (Magazine Nexus n°65, dossier sur l’intelligence végétale « La Révélation Verte »).

Si les plantes ont une conscience, on peut légitimement se demander si elles souffrent quand on les coupe, quand on les met en pot, quand on les déracine, quand on les cuit, quand on les mange, et quand on rase des forêts entières sur notre planète… ?

Les plantes ont-elles une conscience et une sensibilité comparable à celle des animaux (humains et non-humains) ?

Si l’on veut commencer à répondre à ces questions, il est indispensable de tenir compte des nombreuses différences structurales entre les plantes et les animaux (humains ou non-humains) :

Par exemple, quelle est la notion de « soi » pour une plante ? En effet, il n’y a pas un centre ou une unité définie de l’ensemble de la plante : une bouture par exemple, est-elle un nouvel « individu », ou fait-elle toujours partie de la plante mère… ?

De même, si l’on coupe une branche d’un arbre, elle repousse, ce qui n’est pas le cas d’une patte d’animal…

Et si l’on considère l’expérience de la souffrance, les plantes n’ont pas de système nerveux, ou de récepteurs benzodiazépines, ou quelque autre caractéristique que nous associons à la sensibilité chez les animaux (humains ou non-humains). Une plante ne souffre donc pas comme un animal ou un humain… Ce qui ne veut pas dire que les plantes ne souffrent pas ! Mais dans ce cas, quelle est leur expérience de la souffrance ?

De même, peut-on véritablement parler d’émotions chez les plantes ?… Chez les mammifères (humains et animaux), le ressenti et l’expression des émotions sont liés au système neurologique et au cerveau limbique – le cerveau émotionnel – qui nous permet aussi de perçevoir les émotions chez les autres. Et d’après les études les plus récentes, notamment au sein de l’Institut HeartMath aux Etats-Unis, notre coeur et les échanges physiologiques entre le coeur et le cerveau joueraient aussi un rôle dans notre vécu émotionnel… Alors qu’en est-il pour les plantes qui ne disposent pas de ce « système émotionnel » ? Comme l’ont montré les expériences de Baxter, les plantes réagissent effectivement, et parfois fortement, à des situations anxiogènes par exemple, mais peut-on vraiment parler d’émotions, ou bien leur expérience de la réalité est-elle fondée sur une autre forme de perçeption… ?

En conclusion, il semble clair d’après ces multiples expériences que les plantes réagissent à leur environnement et ont une forme de conscience. Celle-ci cependant est certainement très différente de la nôtre et de celle des animaux, et il y a là tout un univers inconnu à explorer pour des personnes, scientifiques ou non, à l’esprit ouvert et curieux…

Marmad, un maître Soufi, a une manière poétique de répondre à cette question sur la conscience :

« La conscience est endormie chez les minéraux, rêvée chez les plantes, éveillée chez les animaux »

Sources:

Rusty James

« L’effet Backster » sur Retrouver Son Nord.be

« Les plantes ont-elles une conscience? » sur Vegan Spirit

« Les Jardins de FINDHORN en Ecosse sont là pour le prouver: Le meilleur engrais,
C’EST L’AMOUR. » sur ARTvision

« L’homme qui parle avec les plantes » sur le site de Yvo Perez Barreto

Site Officiel Les Jardins de Findhorn

« Le Jardin Extraordinaire » sur Agoravox

Magazine Nexus, n°65 (Novembre-Décembre 2009) : Ce numéro consacre un dossier complet à des agriculteurs et des jardiniers hors normes, qui expérimentent au quotidien des dimensions insoupçonnées du monde végétal…

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