La Chine se prépare à une invasion de grande envergure!

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Ce matériau est un extrait d’un travail plus large à caractère confidentiel que j’avais effectué et qui n’était accessible qu’à des personnes situées aux échelons stratégiques. Nous avons sélectionné pour vous dans ce plan stratégique uniquement les éléments dont la pertinence et la signification sont accessibles à tous.

Tout le monde a été surpris que es Etats-Unis n’ait pas déployé des forces aériennes en vue de créer une « zone d’exclusion aérienne » dans l’espace aérien de la Syrie. Dans un précédent article, j’ai mentionné que pour l’éventuelle zone d’exclusion aérienne sur la Syrie participeraient les avions militaires de la Jordanie, du Qatar, de l’Arabie saoudite, des Emirats Arabes Unis, du Bahreïn et de l’Egypte. Entre temps, l’armée égyptienne, fidèle à la mémoire du colonel Gamal Abdel Nasser véritable artisan de l’indépendance de l’Egypte et qui fut pendant trois ans, le président de la République arabe unie, c’est à dire l’Egypte et la Syrie, a rejeté Mohamed Morsi, qui avait rallié la politique de ceux qui soutenaient les rebelles islamistes en Syrie. Jusqu’à la fin de la guerre civile en Syrie, les Etats-Unis ne déploieront pas plus de 1-2 escadrilles d’avions dans la région. Si jamais ils le faisaient, ils tomberaient dans un piège énorme.

http://avicennesy.wordpress.com/2013/06/28/explosif-vont-suivre-des-changements-rapides-et-profonds-a-lechelle-planetaire-partie-22/

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Le quotidien South China Morning Post à Hong Kong a consulté le dossier détenu par l’ancien agent de la NSA Edward Snowden qui souligne les moyens techniques d’espionnage de la NSA et les connexions qui ont été faites pour pénétrer dans les systèmes de communication de la Chine. Suite à la pénétration des réseaux chinois, deux satellites américains MAGNUM (pesant 2,7 t et muni d’une antenne de réception d’un diamètre de 100 m), ont réussi à recevoir, à partir de leur orbite géosynchrone, une grande partie du trafic téléphonique, fax, radio et données civils et militaires chinois. Les signaux sont intégralement retransmis par satellites, vers deux des 17 stations au sol du système ECHELON, c’est à dire vers les centres DST (Deep Space Tracking System ) de surveillance par satellite, situés dans les bases militaires américaines de Misawa et Torri (Okinawa) au Japon. Les révélations de Snowden ont permis à la Chine de retracer la technique espionnage de la NSA et de déconnecter presque entièrement l’équipement d’interception américain. Pour réaliser une nouvelle pénétration le NSA aura besoin d’au moins un an.

La stratégie actuelle des Etats-Unis consiste à maintenir sa suprématie aérienne et navale, qui se manifeste par l’interdiction d’accès dans les zones d’intérêts économiques et militaires des États-Unis à l’aviation de combat et à la flotte chinoises, La maîtrise des canaux de communication chinois leur permet ainsi d’effecteur des manœuvres rapides et décisives . Mais les Etats-Unis se retrouvent dans une situation sans précédent depuis la 2ème guerre mondiale. Si la Chine décide d’attaquer rapidement maintenant, les États-Unis sont «aveugles» et seraient incapable de découvrir à temps quels sont les coups que la Chine pourraient leur porter. La Chine a publié en 2009, un nouveau concept doctrinal « Blue Water Fleet « , destinée à assurer la transition de la stratégie strictement défensive des zones côtières aux opérations sur les voies d’accès lointaines situées à des milliers de kilomètres de la Chine. Dans ces circonstances, la Chine pourrait créer la surprise en débarquant et en occupant n’importe quel allié des USA dans la région.

Les forces militaires de la Chine.

La Chine dispose de 26 destroyers porteurs de missiles de croisière, 51 frégates, 132 corvettes porteuses de missiles et 58 sous-marins, dont 5 sont à propulsion nucléaire de classe Jin (Type 094) porteurs de missiles balistiques intercontinentaux et 5 autres d’attaque, tout nucléaire, de classe Han (Type 091). C’est suffisant pour la Chine pour établir une tête de pont sur le littoral, en utilisant les 83 navires de débarquement, 3 navire d’assaut amphibies type 071 de classe Yuzhao, portant chacun un bataillon d’infanterie (800 hommes) et 20 véhicule blindé amphibies. Le transport au rivage est assurée par 4 bateaux aéroglisseurs type 726 de classe Yuyi, capable de transporter 60 tonnes. Une fois la tête de pont réalisée, la Chine (qui est classé au 4e rang mondial en nombre de navires de commerce) ne peut plus être arrêtée pour occuper entièrement le pays visé, parce qu’elle dispose de 2 millions de soldats et de 1.999 navires de transport troupes et du matériel de combat. La société d’état chinoise COSCO (5e dans le monde) exploite 600 navires dont 160 porte-conteneurs, 46 pétroliers et tankers de gaz liquéfié et 100 minéraliers ainsi que des bateaux pour passagers (de 20 à 50.000 DWT).

Pour protéger la route d’approvisionnement en pétrole, qui commence à partir du golfe Persique, à travers l’océan Indien pour atteindre les ports chinois en mer de Chine méridionale, en passant par le détroit de Malacca, la Chine a créé la stratégie du «collier de perles», en créant, de proche en proche, de nouveaux avant-postes et base d’opérations militaire. Une «perle» débute par l’utilisation de pistes pour le décollage et l’atterrissage, ce qui nécessite une défense aérienne ,puis une base navale et des forces expéditionnaires maritimes.

La première perle est l’île de Hainan dans la mer de Chine du Sud, où les Chinois ont une forte base navale de la Flotte du Sud. Deux des cinq sous-marins nucléaires de classe Jin (type 094), équipés de missiles balistiques intercontinentaux JL-2 ont leur base à Sanya. La flotte du Sud abrite la 9ème Division aérienne chinoise avec 6 bases aériennes, toutes situées sur l’île de Hainan. Une seconde pièce du collier de perles est Woody Island dans l’archipel Paracels, à 300 km au sud-est de l’île de Hainan administrée par la Chine. En dehors du port militaire, défendue par des systèmes de missiles anti-navires HY-4, sur cette île il y a un aérodrome militaire à partir duquel opèrent des avions multi-rôle Su-30MKK. Une infrastructure similaire a été réalisée par les Chinois dans le port de l’île de Sittwe en Birmanie (Myanmar), à Chittagong (deuxième plus grand port au Bangladesh), au port de Gwadar au Pakistan (situé à 50 km de la frontière avec Iran et à 250 km du détroit d’Ormuz), à Marao aux Maldives (900 km au sud-ouest du Sri Lanka), dans le port de Hambantota au Sri Lanka, à Dar es-Salaam en Tanzanie. Dans toutes ces bases, la Chine a mis en place des entrepôts de munitions et d’armes lourdes. Chaque base dispose d’un bataillon de Forces pour les opérations spéciales, formées pour les combats en guérillas urbaines, qui peuvent former des insurgés dans les pays voisins à prendre le pouvoir, selon le modèle des révolutions colorées et des «printemps arabes» inventés par les Américains.

La pléthore de satellites de type KH américains, équipés avec le télescope à haute résolution avec un diamètre de miroir de 2,4 m et pesant 19,6 t, évoluant en orbite à 253 à 528 km d’altitude, sont inutiles tant que leur zone de recherche ne se limite pas, à cause des interceptions de la NSA, aux informations sur les coordonnées de la cible. La même chose est vraie pour les satellites Lacrosse / Onyx, destiné aux recherches radar, en orbite à 437-447 km d’altitude, dotés d’un équipement SAR (Synthetic Aperture Radar) qui lui permet de pénétrer la couverture nuageuse.

Dans un laps de temps très court, les Etats-Unis sont obligés de changer de stratégie dans la zone de responsabilité du Commandement militaire interarmes pour la zone Pacifique (USPACOM), qui s’étend de la côte ouest des Etats-Unis jusqu’à l’Asie de l’Est, y compris aussi l’ océan Indien oriental (260 millions de km2). Comme mentionné dans un article précédent, la recherche est une forme d’assurance dans le combat en détectant avec précision l’emplacement du dispositif de combat de l’ennemi, les types de techniques de combat et les manœuvres dans l’espace et le temps qu’il exécute. C’est aussi grâce à la recherche que l’on évite de se faire surprendre par l’ennemi. En considération de cette notion, l’USPACOM a besoin de créer une nouvelle philosophie de la recherche, en termes d’espace maritime et aérien entre l’Indonésie et la péninsule coréenne, pour surveiller et observer en permanence les mouvements de la flotte et de l’aviation de combat chinoises.

Le dispositif actuel des Etats-Unis dans la zone Pacifique

La Septième flotte américaine est déployée en permanence à Yokosuka, au Japon, et est composée de plusieurs groupes. Le Groupe de frappe 5 (Task Force 70) : le porte-avion USS George Washington (7-8 escadrilles à bord avec 90 appareils : 4 Escadrilles x F-18D, 1 Escadrille x E-2C Awacs, 2 Escadrilles d’hélicoptères, 1 Escadrille de brouillage x EA/18G ), 2 x croiseurs de classe Ticonderoga, 1 escadre de 15 destroyers (dont 7 de classe Arleigh Burke ). Le Groupe de frappe 15: le porte-avions USS Ronald Reagan. Escadre de 23 destroyers ( 6 x destroyers de classe Arleigh Burke, 3 x frégates de classe Oliver Hazard Perry ) peuvent se déplacer en urgence aux abords de la Chine. Quatre sous-marins d’attaque à propulsion nucléaire, de classe Los Angeles appartenant au 15ème escadron de sous-marins ont été récemment déployés à la base navale de Polaris Point , dans l’île de Guam. Les escadres 1, 3 et 7 avec 18 sous-marins d’attaque de classe Los Angeles et 3 du sous-marin de classe Virginia, constituent l’élément sous-marin basé à Pearl Harbor de la Septième Flotte.

Le PACAF, basé aussi à Pearl Harbor, dans l’île de Hickam, à Hawaï, est la composante aérienne des forces militaires de l’USPACOM, disposant de 45,000 hommes, répartis en 4 divisions aériennes, 9 bases et 375 avions. Un obstacle est qu’au nord du Japon, dans l’océan Pacifique Nord, se trouve la Flotte russe du Pacifique et l’aviation russe pour la recherche et le bombardement stratégique, de sorte que l’ USPACOM ne peut pas redéployer vers le sud les forces et les moyens disposés en Alaska pour contrer la Russie.

La 11ème division aérienne des Etats-Unis disposée en Alaska est composé du3ème Régiment de l’air ( 2 Escadrilles x F-22, 1 Escadrille x E-3 Awacs, 2 Escadrilles x C-130, C-17, C-12 ) basé à Elmendorf, du 354ème régiment de l’air ( 2 Escadrilles x F-16 C Agressors , 1 Escadrille KC-135R de la Garde Nationale ) basé à Eielson, du 61ème Centre Opérationnel aérien et spatial Elmendorf avec 17 radars antibalistiques et 3 radars de guidage pour les avions.

Une autre inconvénient est dans la profondeur du dispositif de la USPACOM. La 13ème Division aérienne est destinée à la défense locale. elle comprend: le 15ème régiment aérien (1 Escadrille x F-22 A, 1 Escadrille x KC-135, 1 Escadrille x C-17) basé à Hickam sur l’île d’Oahu, à Hawaii, le 36ème Régiment (pas d’avions, Andersen Air Base, Guam), 613ème Centre opérationnel aérien et spatial à Pearl Harbor-Hickam. Dans ce contexte, il aurait été idéal d’avoir la base navale de Subic Bay et la base aérienne de Clark aux Philippines que les États-Unis abandonnée en 1991.

Us Navy

La nouvelle stratégie américaine dans le Pacifique

Du point de vue théorique, il faut au moins quatre secteurs de recherche pour la Chine:

Secteur 1: moyen d’accès en mer de Chine du Sud à partir de l’Océan Indien, avec la nécessité de passer par les détroits de Malacca et de la Sonde.

http://mapper.acme.com/?ll=4,100&z=5&t=H&marker0=4,100,Strait%20of%20Malacca

Secteur 2: moyen d’accès en mer de Chine du Sud à partir de l’Océan Pacifique avec la nécessité de traverser la Mer de Sulu, la Mer de Celèbes (sud de la Mer de Sulu) et le Babuyan Channel (entre le nord des Philippines et Taiwan) .

http://mapper.acme.com/?ll=8,120&z=6&t=H&marker0=8,120,Sulu%20Sea

Secteur 3: moyen d’accès en mer de Chine orientale à partir de l’océan Pacifique avec la nécessité de passer, au sud par l’espace compris entre l’île de Taïwan et l’archipel d’Okinawa ( Ryukyu) et, au nord par la zone située entre l’archipel d’Okinawa et Kyushu (la pointe sud du Japon). La distance entre Okinawa et Kyushu est la même que celle qui sépare l’île de Taïwan de l’archipel d’Okinawa (600 km).

Secteur 4: moyen d’accès en mer de Chine orientale par l’espace située entre le Japon et la Corée du Sud.

http://mapper.acme.com/?ll=30,125&z=6&t=H&marker0=30,125,East%20China%20Sea

Dans le premier secteur, dans la coordination des missions de reconnaissance et de surveillance des États-Unis, un rôle clé est attribué à Singapour pour contrôler le détroit de Malacca (l’artère principale de l’approvisionnement en pétrole de la Chine à partir des régions du Golfe Persique). Les États-Unis ont signé un accord avec Singapour qui leur a permis l’utilisation de la base navale de Sembawang et la base aérienne de Paya Lebar. Il est probable que les Etats-Unis vont déployer sur la base aérienne une unité d’avions de reconnaissance pour contrôler le secteur.

Dans le deuxième secteur, la coordination des missions de reconnaissance des États-Unis sur les lignes de communications internes dans la mer de Chine méridionale peut être assuré par la Andersen Air Force base et la base navale de l’île de Guam (archipel des Iles Mariannes). Dans le troisième secteur, pour la mer de Chine orientale , la même mission concernera Okinawa. Et enfin, pour le quatrième secteur, un dispositif de suivi de la reconnaissances à travers la péninsule de Shandong et de la côte est de la Chine est déjà effectué par la Corée du Sud et le Japon en coopération avec les troupes américaines déployées dans les deux pays.

En outre, les couples Japon – Etats-Unis et Corée du Sud – Etats-Unis, exploitent dans la zone des systèmes anti-balistiques et des missiles pour les forces aériennes et navales affectés à des groupements de combat mixtes. La 5ème Division aérienne des États-Unis est déployé au Japon ; elle comprend : le 18ème régiment aérien (4 Escadrilles x F-15C/D, KC-135R, E-3, HH-60G ) situé sur la base aérienne de Kadena à Okinawa, le 35ème régiment aérien (2 Escadrilles x F-16 Block 50), situé sur la base Misawa, le 37ème Régiment de Transport (2 Escadrilles x C-130H, UH-1N, C-12) situé sur la base de Yokota et le Centre 605 des opérations aériennes et spatiales à Yokota. La 7ème Division aérienne des États-Unis est déployée en Corée du Sud et comprend : le 51ème régiment aérien (2 Escadrilles x F-16 Block 40, A-10) disposé à la base d’Osan, le 8ème Régiment aérien (2 Escadrilles x F-16 Block 40 ) disposé à la base de Kunsan et le Centre 607 des opérations aériennes et spatiales à Osan.

Le nouveau dispositif d’information, de surveillance et de reconnaissance (ISR-intelligence , surveillance, reconaissance) de l’USCOM implique le déploiement dans d’autres théâtres d’opérations de la majorité des avions de reconnaissance, de bombardement et de guerre électronique américains.

Mettre en place un dispositif de reconnaissance dans le Pacifique

L’armée américaine est équipée de 16 avions de recherche stratégique et de renseignement E-8C. Le radar embarqué à la capacité de couvrir une zone terrestre ou maritime de 50.000 km ² et d’identifier 600 cibles à une distance de 250 km. Actuellement, aucun avion E-8C n’est engagé dans le Pacifique, tous appartenant à la 461ème Escadrille de contrôle aérien à la base de Robins en Géorgie, subordonnée à la 9ème Division aérienne chargée de la défense de la côte est des Etats-Unis.

31 avions RC-135, tous destinés à la recherche stratégique, appartiennent au 55ème Régiment aérien de reconnaissance. Une seule des trois escadrilles de RC-135 est déployée à la base aérienne de Kadena au Japon, où elle à pour mission la reconnaissance dans la zone 4 (porte d’accès à la mer de Chine orientale entre le Japon et la Corée du Sud). Les RC-135 utilisent MASINT ( measurement and signature intelligence ) et AEELS ( Automated ELINT Emitter Locating System ), qui découvre, identifie et localise tout signal du spectre électromagnétique. Une deuxième escadrille de RC-135 pourrait être affectée à la reconnaissance dans le secteur 2.

Les avions de reconnaissance sans pilote (UAV), tous les 50 MQ-1C Grey Eagle, caractérisés par des vitesses faibles (200 km / h), volant moyenne altitude et rayon d’action en-dessous de 500 km, ont été répartis dans les brigades aériennes de la 1ère Division d’Infanterie déployée en Afghanistan. 360 autres MQ-1B Predator (avec des caractéristiques similaires) ont été répartis comme suit: 5 escadrilles entrant dans la composition du 432ème régiment de reconnaissance à la base de Creech, au Nevada, 3 escadrilles à la base de Holloman, au Nouveau-Mexique et une escadrille pour la Garde nationale pour chacun des états suivants ; le Texas , la Floride, le Dakota du Nord, la Californie et l’Arizona. Les deux types de drones peuvent être facilement détectés et abattus par des missiles AA des navires de guerre chinois. Environ 200 UAV dans les deux versions pourraient être déployé à Singapour, et affectés à la reconnaissance dans le secteur 1, ainsi que les secteurs 3 et 4.

Les 77 avions sans pilote MQ-9 Reaper, avec une vitesse de 300 km / h, 7.500 m d’altitude pour la reconnaissance et un rayon d’action de 900 km, sont incorporés dans deux escadrilles du 432ème régiment de reconnaissance et d’essai de la base de Creech, au Nevada, ainsi que dans une escadrille école, deux escadrilles des Forces d’opérations spéciales et une de la Garde à la base de Holloman, au Nouveau-Mexique. La plupart des MQ-9 Reaper est déployée au Sud-Ouest Asiatique et en Afrique du Nord.

Les 37 jets RQ-4A / B Global Hawk, avec une vitesse de 575 km/h, 12.000 m d’altitude pour la reconnaissance et un rayon d’action de 7000 km, ont été réparties dans le 9ème régiment de recherche stratégique, à la base Beale, en Californie. Ils effectuent quotidiennement des vols de reconnaissance sur une superficie de 100.000 km2, donc la plupart d’entre eux sont destinés à l’espionnage pour le vaste territoire de la Russie. L’USPACOM est obligé de créer un nouveau système de surveillance maritime BAMS (Broad Area Maritime Surveillance) basés principalement sur le RQ-4 Global Hawk . Il est prévu que 18 RQ-4 Global Hawk soient déployés à Hawaii ou à Guam et au Japon, pour être affectés au secteurs de reconnaissance 2 et3 pour surveiller les bases chinoises à l’étranger appartenant au « collier de perles » (voir la partie I).

Le 18 Août, 2009 a été créée la 24ème division ISR (Intelligence, surveillance et reconnaissance), dont le siège est à Lackland Air Force Base, au Texas. Une des unités subordonnées est de 480ème Régiment ISR, basé à la Langley, en Virginie. L’unité est composée de professionnels de la CIA, la NSA et est responsable de la coordination des efforts mondiaux de recherche (la collecte, le traitement, l’exploitation et la diffusion des informations ISR de toutes les plate-formes aériennes : U-2, RQ-4 Global Hawk, MQ-1 Predator, MQ-9 Reaper). Elle conduit en temps réel les opérations de décryptage.

Une autre unité subordonnée, sur le plan opérationnel,à la 24ème division ISR est le 9ème régiment aérien de recherche stratégique de la base de Beale, en Californie. Les 5ème et 99ème escadrilles sont équipés de 32 avions U-2 Dragonlady. Le Détachement 2 est déployé à Osan, Corée du Sud, affecté à la reconnaissance dans le secteur 4. Il est prévu qu’un détachement de 10 avions U-2 sera déployé à Guam et affectés aux secteurs 1, 2, 3 pour la surveillance des bases chinoises du « collier de perles » à l’étranger.

Enfin, le 432ème régiment de reconnaissance UAV subordonné aussi à la 24ème division, est basé à Creech Air Force Base, Nevada. Le drones les plus récent de l’armée américaine, 18 x RQ-170 Sentinel sont répartis dans la 30ème escadrille d’essai dans le même régiment 432. Bien qu’il soit invisible au radar, un RQ-170 Sentinel a été capturé par l’Iran en prenant le contrôle de guidage de l’appareil. Il est prévu qu’un détachement de 8 RQ-170 Sentinel sera déployé au Japon, pour la surveillance des secteurs 2, 4 et en particulier sur des cibles en profondeur à travers la Chine.

La US Navy dispose de 130 avions de patrouille maritime et de lutte anti-sous-marine P-3C Orion, avec un rayon d’action de 2.500 km. Ils sont répartis en 15 escadrilles de 8 avions. Bien que le Japon possède 100 avions P-3C, quatre escadrilles américains sont basées à Hawaii. Deux escadrilles de P-3C Orion pourraient être déployées à Taiwan pour patrouiller le long de la côte est des Philippines, en coopération avec les sous-marins d’attaque.

Crée un dispositif de bombardements lourd

La flotte américaine de bombardiers lourds se compose d’avions de type B-1, B-2 et B-52. Les États-Unis ont 66 avions supersoniques de bombardement stratégique B-1 Lancer, ayant un rayon d’action de 10.000 km, divisés en deux escadrilles dans le 7ème régiment de bombardement à la base de Dyess, Texas, et deux escadrilles dans le 28ème régiment de bombardement basé à Ellsworth dans le sud Dakota. 19 bombardiers stratégiques Subsoniques, furtifs, les B-2A Spirit, formant deux escadrilles dans le 509ème régiment de bombardement à la base de l’Whiteman dans le Missouri. 76 bombardiers stratégiques B-52 H Stratofortress répartis dans le 2ème régiment de bombardement à la base Barksdale en Louisiane et le 5ème régiment de bombardement basé à Minot dans le North Dakota. Depuis que la Chine dispose d’une flotte de 120 bombardiers lourds Xian H-6E/F/H subsoniques, avec un rayon d’action de 2000 km qui peuvent frapper des cibles en Corée du Sud, le Japon, les Philippines, l’Indonésie et Singapour, il est prévu que 30 avions B-1 et 40 avions B-52 seront déployés en permanence sur la base Anderson à Guam.

Mettre en place un dispositif de brouillage dans le Pacifique

L’aviation américaine est équipée de 14 avions EC-130H Compass Call, destinés au brouillage des communications radio, radar et des systèmes de guidage des armes. Tous les avions appartiennent au 55ème régiment à la base de Davis-Monthan, Arizona.

11 avions P-3 de l’US Navy ont été modifiés pour devenir EP-3E ARIES II, c’est à dire des plates-formes de guerre électroniques. Ils son basé à Whidbey Island, Washington. Six d’entre eux pourraient être déployés dans les bases aériennes américaines en Corée du Sud. Taiwan compte 12 avions EP-3E ARIES II et le Japon en compte 5.

L’US Navy a également 96 avions EA-18G Growler de brouillage répartis dans 13 escadrilles. 10 escadrilles sont embarqués dans les 10 porte-avions de la flotte . Une escadrille EA-18G opère à la base aérienne de Atsugi au Japon, une escadrille mixte (EA-18G et EA-6B) est basée à Mountain Home, Idaho et une de EA-6B est à Andrews Air Force Base, Washington DC.

Modifier le dispositif des troupes terrestres dans le Pacifique.

En Corée du Sud sont stationnées la 2ème Division d’infanterie, la 35ème brigade de défense AA, la 511ème brigade pour les opérations spéciales, dans le cadre de la 8ème armée américaine (1/4 de celle-ci), avec un effectif de 19.700 soldats. Le réseaux d’entrepôts de l’USPACOM pour le stockage du matériel, des munitions, du carburant et de la nourriture pour le reste de la 8e armée est se trouve au Japon.

La 3ème force expéditionnaie de Marines, s’articulant autour de trois Division des Marines (17.000 soldats) est cantonnée dans plusieurs casernes de l’île d’Okinawa, au Japon. Le contingent interarmes américain au Japon est de 35.000 hommes. En dehors de cette Force expéditionnaire, l’USPACOM dispose en plus de la 1ème force expéditionnaie de Marines, basée à Camp Pendleton, en Californie. Elle est est composée de la 1ère Division d’infanterie de marine (quatre régiments d’infanterie de marine, trois bataillons de reconnaissance, un bataillon amphibie, un bataillon de chars et deux bataillons de génie) , le 3ème Régiment aérien (3 escadrilles x F/A-18D, 4 escadrilles x AV-8B, 4 escadrilles x V-22 Osprey et 4 escadrilles d’hélicoptères x CH-53 ) et 3 régiments de logistique. Il est possible que les unités de la Force expéditionnaire 1, ainsi que d’autres unités des troupes terrestres américaines soient stationnées à Hawaï et à Guam, pour diminuer le temps de réponse pour une intervention.

Conclusions: Cette énorme manœuvre des forces et des moyens conduirait à créer un dispositif aérien, maritime et terrestre de l’USPACOM uniquement pour l’ouest du Pacifique, avec un effectif de plus de 500.000 hommes. La majeure partie de ces troupes est actuellement déployée dans l’USCENTCOM, responsable pour le Moyen-Orient et en Asie du Sud. Comme vous le savez, pour gouverner le monde, les Etats-Unis avaient découpé tous les continents en centres de commandement aéro navals et terrestres. Dans la dernière décennie USCENTCOM a pu bénéficier de 70% de l’ensemble de ses effectifs pour les frasques militaires américaines en Irak, en Afghanistan et les « printemps arabes ». En raison de la menace croissante posée par la Chine, il semble que les tensions au Moyen-Orient vont s’estomper.

Par Valentin Vasilescu, pilote d’aviation, ancien commandant adjoint des forces militaires à l’Aéroport Otopeni, diplômé en sciences militaires à l’Académie des études militaires à Bucarest 1992.

Traduction : Avic

Source Réseau International Partie 1 et Partie 2

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