La pollution réduit considérablement l’espérance de vie.

RTEmagicC_pekin-smog

Pékin en pleine journée, le 12 janvier 2013. Le smog est tellement épais qu’on ne voit plus le ciel, et qu’il fait très sombre. L’indice de pollution était de 755, alors que le maximum habituel de l’échelle de mesure de l’Air Quality Index est de 500. © @limlouisa, Twitter

Cette article est dans la continuité d’un précédent « Les habitants de Pékin en Chine se noient dans la pollution !!« 

Les événements majeurs de pollution sont de plus en plus fréquents en Chine. S’il est difficile d’en déterminer précisément les conséquences sur la santé humaine, une équipe de recherche est parvenue à montrer que la pollution aux particules fines réduit considérablement l’espérance de vie. Elle s’est réduite de cinq ans dans le nord du pays dans les années 1990.

En Chine, la concentration moyenne de particules en suspension dans l’air a plus que doublé entre 1981 et 2000. Cet hiver, le nord-est de la Chine a connu un smog, un nuage de pollution, qui a duré plus d’un mois. Les habitants de Pékin étaient assignés à résidence tant la pollution était dangereuse. La qualité de l’air dans le nord de la Chine est en moyenne plus mauvaise que celle dans le sud de la Chine, la région abritant quelques villes parmi les plus polluées au monde.

L’hiver dernier, le taux de particules fines dépassait par endroits 700 µg/m3 à Pékin alors que l’OMS recommande de ne pas excéder les 25 µg/m3. Pareil taux n’avait jamais été égalé, pas même à Mexico, ville réputée pour la permanence de son smog. Dans de telles conditions, il est presque impossible d’évaluer l’influence de la pollution sur l’espérance de vie. Des études antérieures ont bien essayé d’établir des modèles de prévision de santé pour le nord de la Chine, mais ils étaient bien souvent peu réalistes. Ils s’appuyaient sur les antécédents des villes américaines les plus polluées, où les taux de particules fines sont largement inférieurs à ce que connaissent les villes chinoises actuellement.

Pour pallier ces problèmes, une équipe internationale s’est focalisée sur un cas simple, à partir duquel ils ont démontré que les 500 millions de Chinois vivant dans le nord du pays dans les années 1990 ont perdu cinq ans d’espérance de vie. Les résultats publiés dans les Pnas mettent même en évidence le lien direct entre les particules fines et l’augmentation du taux de mortalité.

Hausse des maladies cardiorespiratoires

Les chercheurs ont étudié les enregistrements de décès dans le nord du pays, en s’intéressant particulièrement aux habitants de la région des monts Qinling, qui se situe au nord de la rivière Huai He. Entre 1950 et 1980, cette région bénéficiait en hiver de charbon gratuit. Ce geste du gouvernement chinois visait à fournir un peu de chaleur à ceux qui en avaient le plus besoin. L’idée était louable, mais les personnes vivant au nord de la rivière ont été exposées à des taux de particules fines supérieurs de 55 % à ceux du sud. Les enregistrements font état de concentrations de particules fines atteignant les 550 µg/m3.

De plus, à cette époque, les citoyens étaient moins mobiles qu’aujourd’hui et étaient donc exposés en permanence à la pollution. De fait, en comparant les archives de mesures de qualité de l’air aux données de santé, l’équipe a pu établir un lien direct entre la pollution aux particules fines et l’augmentation des décès. Les particules en suspension, inhalées à hautes doses, favorisent les maladies cardiorespiratoires. Et les données d’archives montrent clairement l’augmentation des décès dus à ce type de maladies avec l’arrivée du charbon gratuit dans la région.

Depuis les années 1990, le taux d’émissions de particules fines n’a fait qu’augmenter. On peut donc s’attendre à ce que cette relation de cause à effet ne se soit pas améliorée. Ce cas d’école peut servir de base de mesure, et aider à prévoir l’effet direct de la pollution aux particules fines sur l’Homme. Elle rappelle par ailleurs à quel point il est essentiel de favoriser l’équilibre entre le développement économique et la santé. Les énergies fossiles (et le charbon en particulier), exploitées à hautes doses, sont un poison pour l’Homme.

Source Futura-Sciences

 

La pollution de l’air accroît les risques pour les

poumons… et le cœur

pollution air risques

Une exposition de longue durée à la pollution aux particules accroît le risque de cancer du poumon, même à des doses inférieures à celles autorisées au niveau européen, selon une étude sur The Lancet.com publiée mercredi dans la revue médicale The Lancet. 

A plus court terme, une augmentation de cette pollution augmente le risque d’être hospitalisé ou de mourir d’une insuffisance cardiaque, selon une autre étude publiée dans la même revue.

Les particules se distinguent entre elles par leur taille. Celles dites « respirables » sont celles qui ont un diamètre aérodynamique moyen inférieur à 10 µm (particules en suspension notées PM10). Leur taille est suffisamment faible pour entrer dans les poumons. Elles sont générées par les activités humaines telles que le chauffage domestique, le trafic automobile, l’agriculture ou encore les industries.

Des normes européennes élevées 

En passant en revue 17 études européennes rassemblant 313.000 personnes, une équipe de chercheurs européens dirigée par Ole Raaschou-Nielsen a montré qu’une hausse de la pollution aux particules fines (PM2,5) de 5 microgrammes par mètre cube augmentait le risque de cancer du poumon de 18%, tandis qu’une hausse des particules (PM10) de 10 µg par m3 augmentait le risque de 22%.

Les seuils limites fixés par l’Union européenne pour la qualité de l’air sont de 40 µg (microgrammes) par m3 pour les PM10 et de 25 µg (microgrammes) par m3 pour les PM2,5.

L’OMS recommande pour sa part de limiter l’exposition à 20µg par m3 pour les PM10 et à 10 µg par m3 pour les PM2,5.

Mais les chercheurs relèvent que dans leur étude, le risque de cancer du poumon subsiste même à des concentrations inférieures aux normes européennes et qu’il augmente en fonction du niveau atteint.

Ils ajoutent qu’ils n’ont trouvé « aucun seuil en dessous duquel il n’y ait pas de risque ».

Dans l’autre étude publiée par The Lancet, des chercheurs de l’Université d’Edimbourg en Ecosse ont passé en revue 35 études pour évaluer l’impact des particules, mais également de quatre autres polluants atmosphériques (monoxyde de carbone, dioxyde de soufre, dioxyde d’azote et ozone).

Ils ont découvert que même une exposition brève à ces polluants – qui se produit lors d’une alerte ponctuelle au smog – augmente le risque d’hospitalisation ou de décès des suites d’une insuffisance cardiaque de l’ordre de 2 à 3%, sauf s’il s’agit de l’ozone.

 

Source Huffington Post

Vu sur Wikistrike

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s