La Fabian Society ou le bolchevisme par la douceur.

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«Les fabiens doivent devenir les jésuites du socialisme»Édouard Bernstein

 

Dans les milieux conspirationnistes, tout le monde parle des illuminatis, de la Trilatérale, de la CFR, mais personne ne semble capable de faire le lien entre ces organisations au nom obscur, ni même de dire quels buts elles poursuivent. Les choses sont pourtant relativement simples : les illuminatis furent fondés en 1776 par Adam Weishaupt dans le but clair et affirmé d’éliminer la propriété privée et de remettre la Terre entre les mains d’une élite éclairée, « illuminée ». Après avoir organisé la Révolution de 1789, ils conçurent en 1848 la doctrine qui leur permettrait d’atteindre leur but sous couvert d’idéalisme : le communisme.

Le communisme n’est en effet rien de moins que la doctrine qui justifie la mainmise de l’État sur la propriété au nom de la «lutte contre la bourgeoisie». Elle a en commun avec les illuminatis le 1er mai – date de fondation des illuminés de Bavière et fête majeure du communisme international – et Spartakus, surnom d’Adam Weishaupt qui fut repris notamment par le mouvement communiste dit «spartakiste» en Allemagne.

Le communisme ne tomba pas du ciel après la publication du manifeste de Marx et Engels. Ce manifeste fut en réalité commandité par la branche anglaise des illuminatis qui avait besoin d’une base doctrinale pour déclencher dans les principales villes européennes une révolution similaire à celle de 1789. Des foyers de «révolution» éclatèrent partout en Europe seulement quelques semaines après la publication du manifeste, chose tout à fait improbable si cela n’avait pas été préparé à l’avance.

Seulement, cette tentative de prise de pouvoir échoua. Il semble que ce qui avait réussi en 1789 ne pouvait s’exporter facilement, comme si les autres nations européennes avaient compris le subterfuge du «réveil des masses» agitées comme des marionnettes par les loges secrètes. Le manifeste communiste, d’abord anonyme, fut alors mis au nom de Karl Marx et un intense travail «d’éducation» commença.

Il faut préciser que, dès le début, Marx avait affirmé que le communisme pourrait s’imposer soit par la violence, soit par la douceur. Si Lénine faisait partie des groupes qui avaient choisi la voie de l’extrême violence, la plupart des organisations marxistes/illuminatis ne croyaient pas à cette méthode sur le long terme et choisirent à la place l’infiltration progressive des institutions et la modification des lois afin que les États deviennent petit à petit crypto-communistes.

Cette méthode, d’abord appliquée en France, en Angleterre et aux États-Unis, porte le nom de «socialisme administratif» en opposition au «socialisme révolutionnaire». Le premier à en parler ouvertement fut H. G. Wells, mentor de George Orwell et Aldous Huxley, tous trois membres de la Fabian Society, la branche marxiste de l’Angleterre.

LES PROJETS DE LA FABIAN SOCIETY

La Fabian Society fut fondée à Londres en janvier 1884. Sidney Webb et l’écrivain Bernard Shaw furent dès les débuts les principaux guides des Fabiens. Aussitôt après sa fondation, la Société entreprit la propagande du socialisme et l’étude des œuvres de Karl Marx, de Lassalle, de Proudhon, etc.

Elle doit son nom au fameux chef de guerre romain Fabius Cunctator (le «Temporisateur») s’affirmant ainsi en faveur d’une politique progressive, expectante, circonspecte et lente. Face à Hannibal lors de la deuxième guerre punique (218 à 202 av. J.-C.), le général romain pratiquait une politique de guérilla, ne brusquant jamais les événements afin de vaincre son ennemi par l’usure.

Cette méthode d’avancée douce mais implacable est la marque de fabrique de la Fabian Society. Celle-ci défend le principe d’une société sans classes qui serait la synthèse du socialisme (l’État providence) et du capitalisme (les lois du marché), le tout devant aboutir à la mise en forme d’une économie monopolistique dans un cadre étatique mondial. Afin de répondre aux ambitions de cette société, ses dirigeants estiment qu’il faut y aller pas à pas ou, selon leur expression, par «graduation».

L’influence de cette société est immense car de nombreux hommes politiques anglais ont été membres de la société fabienne. Cependant, cette influence a été d’autant plus importante que cette société a été à l’origine de la création de la London School of Economics en 1895 sous l’impulsion de Sydney Webb.

Cette prestigieuse école de sciences économiques a formé dans un esprit fabien des générations de dirigeants anglais, mais aussi de nombreux étudiants de part et d’autre de la planète. Ceux-ci sont souvent devenus par la suite des acteurs majeurs de la vie politique et économique de leurs pays.

Ainsi, l’ancien président de la Commission européenne – Romano Prodi, le président John Kennedy, la reine du Danemark Margarethe II, l’ex-premier ministre canadien Pierre Trudeau, le lobbyiste Richard Perle (surnommé «le prince des ténèbres»), le financier George Soros (fondateur de l’institut Open Society), l’ancien conseiller de François Mitterrand – Erik Orsenna, et même le chanteur des Rolling Stones, Mike Jagger (il n’y restera qu’un an !) ont étudié dans cette école.

Imprégné de l’idéal fabien, H.G. Wells a quant à lui su développer ses vues dans de nombreux livres. Auteur à succès de romans tels que L’Homme invisible, La Machine à remonter le temps ou encore La Guerre des mondes, l’écrivain a défendu ses convictions dans un ouvrage paru en 1928, Open Conspiracy («conspiration ouverte»), prônant un État mondial sans classe, contrôlant tout, encourageant la réduction drastique de la population mondiale et la pratique de l’eugénisme («une nouvelle communauté humaine», selon son expression).

En fait, dès le début, H.G. Wells a présenté ses théories dans un livre méconnu dont le titre correspond exactement à la formule maçonnique «Ordo ab chao» : La Destruction libératrice. Paru en 1914, cet ouvrage raconte l’histoire d’une guerre généralisée aboutissant à la création d’un État mondial constitué en 10 blocs («10 circonscriptions» selon la formule de l’auteur). C’est dans ce livre – rappelons-le paru en 1914 – que l’on trouve peut-être pour la première fois l’expression «Nouvel Ordre Mondial». Par la suite, H.G. Wells a récidivé en 1940 en publiant un livre au titre sans équivoque : Le Nouvel Ordre Mondial.

L’ESCLAVAGE INVISIBLE

Reste à se demander ce qu’est réellement un état communiste tel qu’idéalisé et voulu par les élites mondialistes. Nous en avons eu un exemple avec la Russie bolchévique, mais encore faut-il se défaire des images de violence et de goulags mises en avant après la chute du Mur de Berlin et qui, bien que réelles, cachent le problème plus fondamental d’un état communiste : celui de la mise en esclavage de toute la population au nom du bien.

Si la doctrine marxiste a été choisie par les élites mondiales, ce n’est bien sûr pas par «générosité» mais parce que ce système garantit un contrôle total des masses. Quoique le capitalisme (libéralisme) ait permis la prise de possession de presque toute la Terre – par les magouilles financières que nous connaissons, ce système restait imparfait car donnant trop de liberté aux individus, et donc trop de possibilités de créer quelque chose échappant au contrôle de l’État.

Or, dans la société communiste «idéale», absolument tout est sous contrôle, «pour le plus grand bonheur de tous». Plus personne n’agit, ni ne prend d’initiative en dehors de la pyramide illuminatesque de l’État qui, alors, étend constamment ses limites. Nous connaissons la rigidité légendaire de l’appareil soviétique mais il ne faut pas oublier la fourmilière que représente l’administration française ou américaine.

Il est généralement difficile de voir et de comprendre comment, en Occident, l’État a progressivement pris le contrôle des citoyens, non seulement de leur corps (vaccins, médecine inquisitrice) mais aussi de leur esprit (éducation, médias, psychiatrie). La difficulté provient du fait que les lois liberticides sont introduites très progressivement, seulement une fois que la population a été conditionnée intellectuellement à les accepter, et même à les vouloir.

Les plus lucides à se rendre compte de la bolchévisation de l’Occident furent sans doute les intellectuels de l’Est qui, fuyant l’URSS, retrouvèrent ici exactement ce qu’il avait tant détesté, sauf que la population l’acceptait avec beaucoup plus d’aisance.

Aujourd’hui, de plus en plus de personnes se rendent compte de la supercherie que représente l’idéologie socialiste. Mais elles se tournent immédiatement vers d’autres idéologies plus perverses encore (l’écologie, le réchauffement climatique, la pénurie énergétique) grâce auxquelles les élites justifieront bientôt un esclavage énergétique total. Le moindre de nos faits et gestes sera comptabilisé sous couvert de protection de la «Terre-mère».

En Occident, certains ont beau se révolter, ils ne savent pas pourquoi et ne peuvent identifier l’ennemi : ils ne peuvent donc agir, si ce n’est pour participer à des manifestations parfaitement contrôlées par l’appareil étatique et encouragées comme « défouloir de tension ». L’immobilisme du système étatique et la propagande des médias finissent par user les plus téméraires, par les rendre à nouveau parfaitement conforme.

Alors que faire face à un ennemi – le «Temporisateur» – qui réussit toujours à mettre le temps de son côté ?

Auteur: Sébastien Vaas – Mise en Ligne: 20.10.11 | Extrait de V.I.T.R.I.O.L. 20

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