La Première Aurore Boréale Créée par L’homme – 3 février 2005

La Première Aurore Boréale Créée par L’homme –

3 février 2005

Par Jean-Pierre Petit.

 

Commençons par reproduire deux articles successifs publiés dans le Figaro :

PHYSIQUE : Pour la première fois, des chercheurs ont déclenché dans le ciel d’Alaska un phénomène visible à l’oeil nu avec des ondes radio
L’armée américaine crée une aurore boréale. Deux scientifiques américains ont réussi à provoquer les premières aurores boréales artificielles visibles à l’oeil nu, grâce à l’utilisation d’un puissant système militaire dédié à l’étude de l’ionosphère, la plus haute couche de l’atmosphère. L’instrument Haarp qui a servi à cette expérience fait l’objet de nombreuses polémiques car certains l’accusent d’être capable de modifier le climat à des fins militaires, voire d’interrompre toute forme de communication radio sur la planète.
Cyrille Vanlerberghe
[03 février 2005]
L’installation Haarp, près de la ville de Gakona en Alaska, constitue un champ d’antennes radio. Cet instrument permet l’étude de l’ionosphère, la plus haute couche de l’atmosphère, et devrait aider les scientifiques à élucider les modes de création des aurores boréales. (DR.)

Le champ d’antennes de HAARP

L’installation militaire Haarp en Alaska a réussi une étonnante première : créer artificiellement des taches lumineuses au sein d’une puissante aurore boréale déjà en activité. «A ma connaissance, c’est la première fois que des émissions radio produisent une activité lumineuse assez puissante pour être visible à l’oeil nu, explique par courriel Todd Pedersen, scientifique de l’Air Force Research Laboratory d’Hanscom dans le Massachusetts et signataire de la découverte (1). Il y a déjà eu dans le passé des émissions lumineuses artificielles du même type créées par des dispersions de produits chimiques (baryum, triméthyle d’aluminium) ou des faisceaux d’électrons, mais jamais par des ondes radio.»


Le chauffage des hautes couches de l’atmosphère se pratique depuis les années 1960 pour étudier directement le comportement des électrons dans ce milieu si particulier. «Cette technique d’activation permet de travailler avec un laboratoire de plasma à très grande échelle», complète Wlodek Kofman, directeur du laboratoire de planétologie de Grenoble. On sait depuis longtemps que les électrons accélérés par le champ magnétique terrestre provoquent des aurores boréales en rentrant dans l’atmosphère dans les régions polaires. Ces électrons rapides percutent de temps en temps des atomes présents dans l’atmosphère, les excitent en leur enlevant un ou plusieurs électrons au passage. En se «calmant» et en retournant vers leur état d’équilibre, les atomes émettent des rayonnements lumineux verts ou plus rarement rouges, si caractéristiques des aurores polaires. Le principe de base de ce mécanisme est bien connu, mais le milieu des plasmas, ces gaz d’atomes excités et d’électrons libres, est très complexe et d’autres phénomènes secondaires échappent encore à la compréhension des chercheurs.

Comme souvent en science, la découverte des deux scientifiques américains fut inattendue. D’habitude, les chercheurs n’essaient même pas de faire fonctionner l’instrument lorsque des aurores boréales illuminent le ciel, car l’activité naturelle est souvent bien plus forte que les perturbations artificielles provoquées par Haarp. Mais au lieu de rester les bras croisés en attendant que l’aurore s’en aille lors d’une nuit de mars 2004, les deux scientifiques ont tout de même mis l’instrument en route, en visant une région de l’ionosphère plus basse, vers 100 km d’altitude, que celle généralement excitée. Et à leur grande surprise, leurs télescopes optiques ont clairement montré qu’un point vert brillant apparaissait et disparaissait rapidement, suivant le rythme de fonctionnement des émetteurs radio. «Nous étions si excités par cette découverte que nous sommes restés à l’intérieur, face à nos écrans de contrôle et nous n’avons même pas pensé à aller voir dehors ce qui se passait, raconte Todd Pedersen. Mais nos enregistrements montrent clairement que le phénomène était visible à l’oeil nu.» Les chercheurs ont maintenant compris que leurs pulsations radio ont en fait amplifié l’aurore boréale naturelle. La reproduction et l’étude précise de ce phénomène particulier devraient aider les scientifiques à mieux comprendre les modes de création des aurores boréales.


(1) Nature, 3 février 2005.


Les antennes militaires sont depuis des années l’objet de tous les fantasmes. Haarp, projet pacifique ou arme secrète ?

C. V.
[03 février 2005]


Haarp (High frequency active auroral research program) est-il un outil scientifique comme les autres, ou s’agit-il en fait d’une couverture pour un programme militaire américain ultrasecret visant entre autres à manipuler le climat en chauffant l’ionosphère avec des ondes radios ? Quelques activistes américains ainsi que des membres du Parlement russe pensent très sérieusement qu’il s’agit d’une «arme géophysique» d’un type nouveau qui pourrait radicalement bouleverser l’équilibre climatique de la planète entière. Certains rares habitants de la région en Alaska accusent Haarp de tous les maux. L’un d’eux affirme avoir vu des lueurs vertes au-dessus des antennes, alors qu’un autre dit avoir vu des caribous marcher à reculons.


Pourtant, à première vue, l’installation Haarp, près de la petite ville de Gakona en Alaska, n’a rien de particulièrement effrayante. Il s’agit simplement d’un champ d’antennes radio, des mâts et des câbles tendus dans tous les sens, recouvrant 9 hectares au milieu d’une forêt de conifères. D’ailleurs de nombreuses antennes du même type existent dans le monde, à Puerto Rico, en Russie, au Tadjiskistan et en Norvège, mais aucune d’elles ne fait naître autant de fantasmes que Haarp. Mais il est vrai que Haarp, à la différence de tous les autres instruments scientifiques équivalents, est une installation militaire conjointe entre l’US Navy et l’US Air Force, financée directement par le département américain de la Défense, sans avoir à passer par un processus d’évaluation par des chercheurs américains comme c’est le cas d’habitude.


La création récente d’aurores artificielles par les antennes radios de Haarp prouve, si besoin était, que l’installation fonctionne, et que ses émissions radios sont bien capables de chauffer l’ionosphère (1). Mais est-ce suffisant pour avoir un impact sur le climat terrestre, ou pour modifier la météo à distance ? «C’est de la rigolade !, s’esclaffe Philippe Zarka, astronome spécialiste de la physique des plasmas à l’Observatoire de Paris à Meudon.

Remarque immédiate : Philippe Zarka n’est pas un « spécialiste de la physique des plasmas » c’est un simple ingénieur, pétri de vulgarisation scientifique, sans plus, qui s’était jadis hasardé à critiquer mon ouvrage « On a perdu la moitié de l’univers » ( Albin Michel 1997 ), à la demande d’Hervé This, rédacteur en chef adjoint à la revue Pour la Science, en allongeant conneries sur conneries. Ma demande légitime de droit de réponse est de plus restée vaine.

Les énergies injectées par Haarp dans l’ionosphère, quelques mégawatts voire quelques dizaines de mégawatts, sont complètement négligeables par rapport à l’apport du Soleil. Au sommet de l’atmosphère, le Soleil dépose pas moins de 1,4 GW (1,4 milliard de watts) par kilomètre carré.» D’ailleurs, les scientifiques ont réussi à illuminer avec Haarp une toute petite région du ciel, au coeur d’une aurore naturelle déjà active, et qui, elle, embrasait la moitié du ciel sous l’effet d’électrons accélérés par les lignes de champ magnétique terrestre.

Ca n’était pas le but poursuivi. Voir plus loin.

D’autre part, des installations d’étude active de l’ionosphère existent depuis plus d’une trentaine d’années, mais n’ont jamais été sérieusement accusées de détraquer le climat. Les anti-Haarp avancent que l’installation militaire américaine est bien plus puissante, donc bien plus dangereuse que les autres. Mais son niveau actuel de puissance, 960 kW, est comparable à celui des autres instruments. En 2006, avec une puissance finale de 3,6 MW, Haarp sera seulement trois fois plus puissante que ses prédécesseurs, ce qui ne représente pas une différence significative.


Au-delà des fantasmes sur la manipulation du climat ou l’action des ondes sur le comportement des caribous, il est en revanche évident que les militaires américains n’ont pas investi 90 millions de dollars dans Haarp par pure philanthropie. La Navy et l’US Air Force expliquent d’ailleurs ouvertement sur le site Web de Haarp les raisons de leur intérêt pour l’ionosphère. Cette couche de l’atmosphère est plus ou moins chargée en électrons selon les heures de la nuit ou de la journée, ou encore selon la latitude. Et ces variations influent sur tous les signaux radios qui la traversent. Le temps de parcours de l’ionosphère est, par exemple, un des paramètres de correction les plus importants pour améliorer la précision du système de positionnement par satellite GPS. De manière plus futuriste, le chauffage ponctuel et modulé de certaines régions de l’ionosphère pourrait servir à émettre des messages radio de fréquence extrêmement basse que peuvent recevoir les sous-marins en plongée. De tels émetteurs à très basse fréquence sont déjà en service, mais n’ont pas une portée globale.


(1) L’ionosphère est une région de l’atmosphère très peu dense, au-dessus de 100 km d’altitude dans laquelle de nombreux atomes ont perdu leurs électrons et forment ainsi un plasma.


Mon commentaire :

Il est fatigant de voir des journalistes s’adresser à des scientifiques non dotés de jugeote, dont le rôle semble être de rassurer l’opinion. Par ailleurs, la critique de toute avancée technique est perçue dans le monde scientifique comme une critique … de la science elle-même. Bien rares sont les scientifiques qui font entendre leur voix pour dénoncer ces dangereux détournements. Quand on adopte cette position, on est « inconsidérément alarmiste ». Cela vaut pour tous les domaines. Vous n’aurez pas à chercher bien loin pour trouver des biologistes qui vous vanteront les mérites des manipulations génétiques ou ceux du tout nucléaire. Ceux qui poussent des cris d’alarme ne sont que des paranoïaques ou des aigris, tenus loin des mannes financières, qui cherchent seulement à travers de telles déclarations à se rendre intéressants.

Les militaires trouvent donc chez les scientifiques de puissants alliés, en particulier parce que l’Armée a beaucoup de pouvoirs pour promouvoir ou freiner des carrières. La DGA ( Délégation Générale à L’armement, anciennement la DRET, Direction des Recherches et Etudes Techniques ) est une grande dispensatrice de crédits dans de nombreux laboratoires, à travers le contrats qu’elle passe avec eux. Il n’existe pratiquement aucun laboratoire de physique en France qui n’ait pas son contrat DGA ou qui ne fasse pas profiter les étudiants de bourses. Ne vous attendez donc pas à voir des scientifiques cracher dans la soupe, le mot d’ordre étant :

Tout va pour le mieux dans le meilleure des sciences possibles.

Dès août 2002 j’ai consacré un dossier au projet HAARP. Il est assommant de voir que les journalistes ignorent, ou feignent d’ignorer le point de départ d’un tel projet. Comme imaginer une seule seconde que l’Armé Américaine puisse s’intéresser à l’étude de l’ionosphère par simple curiosité scientifique ?

L‘idée de départ est de trouver un moyen de communiquer à grande distance avec des sous-marins. On sait que seules des ondes radio de très basses fréquences ( ULF : Ultra Low Frequency ) peuvent traverser d’épaisses couches d’eau de mer. Pour émettre des ondes de très basses fréquences, donc de très grandes longueurs d’onde il faut des antennes qui soient les plus grandes possibles. En France on trouvera pas exemple ces antennes sur le plateau de Valensole. Comment disposer d’antennes qui s’étendent sur des dizaines, voire des centaines de kilomètres ? Cela semble physiquement impossible.

On imagina donc d’utiliser l’ionosphère comme antenne. Comme son nom l’indique cette couche de l’atmosphère, située vers les 100-120 kilomètres d’altitude est ionisée, constituée d’ions et d’électrons libres. cette ionisation est entretenue par le rayonnement solaire et son rayonnement UV. Seul un rayonnement ultraviolet et au delà a assez d’énergie pour libérer des électrons qui gravitent autour de molécules ou d’atomes. L’ionosphère est donc un plasma naturel. ce plasma est sensible aux ondes électromagnétiques, au rayonnement hyperfréquence émis par les antennes de l’installation Haarp.

Un rayonnement électromagnétique est une une onde, dans laquelle le champ électromagnétique varie. Il agit sur les particules chargées. Il commence par traverser sans trop de difficultés les basses couches de l’atmosphère qui ne sont pas ionisées, simplement parce que ce champ agit peut sur les électrons liés aux molécules et aux atomes. En altitude ce champ lié au rayonnement « secoue » les électrons libres, leur communique de l’énergie. Les ions, chargés positivement, sont moins sensibles à cette sollicitation du faire d’une mobilité plus faible, liée à leur masse ( un proton est 1850 fois plus lourd qu’un électron ). On peut considérer schématiquement un plasma comme un mélange de deux « espèces » : un « gaz d’électrons libres » et un gaz d’espèces lourdes, en l’occurrence les ions. Le rayonnement HF chauffe le gaz d’électron. Celui-ci a donc tendance à se dilater, plus que le gaz de « lourds ». Il s’en suit un phénomène de séparation des charges électriques que j’avais déjà décrit dans mon site il y a trois ans.

 » L’antenne de plasma  » créée dans l’ionosphère par le dispositif HAARP

En modulant la puissance injectée dans l’ionosphère par les antennes on peut donc créer des oscillations radiales du gaz d’électron vis à vis de la masse des ions, plus lourds. On peut donc se servir de cette région de l’ionosphère comme antenne radio, en la faisant fonctionner avec des fréquences extrêmement basses.

Il est assommant de ne pas lire ce genre de commentaire dans un article du Figaro-Sciences ou dans la bouche de notre soit-disant spécialiste-plasmas, l’ingénieur Philippe Zarka, de Meudon. Mais de ce fait on comprend pourquoi les militaires se sont intéressés à ce dispositif. La remarque concernant le fait que puissance du système HAARP et mille fois plus faible que la puissance totale envoyée par le soleil sur la terre ( 1400 mégawatts par kilomètre carré ) n’est pas pertinente. HAARP n’est pas destiné à communiquer de l’énergie à l’atmosphère terrestre mais à modifier l’apport d’énergie en provenance du soleil. La nuance est importante. Dans toutes les armes qui visent à « utiliser les forces présentes dans la nature » le système de déclenchement n’a rien à voir avec l’énergie mis en oeuvre par le phénomène lui-même. Ca n’est évidemment pas avec l’énergie contenue dans un pétard qu’on va pouvoir remonter les dizaines de milliers de tonnes de tonnes qui constitueront une avalanche, mille mètres au dessus d’un village. Ca n’est pas avec l’énergie contenue dans un bombe H qui pourrait éventuellement créer un important phénomène sismique qu’on va déplacer le nord de l’île de Sumatra de 25 mètres. Ca n’est pas un système émetteur d’ondes électromagnétique qui va gaver une région d’énergie thermique pendant des jours ou au contrait l’en priver en créant une couche réflectrice. Décidément cet aspect échappe encore totalement à la réflexion des scientifiques.

Il existe un second emploi d’un tel dispositif du type HAARP: créer des zones ionisées de faible extension. C’est cela que nos deux scientifiques ont vu, ce résultat étant présenté comme « fortuit, inattendu ». En fait ces gens se foutent carrément de vous. Ces expériences sont en fait menées depuis plusieurs décennies avec succès. Il s’agit d’un scénario monté de toute pièce pour vous faire croire qu’en voulant ainsi « étudier l’ionosphère » des scientifiques (impliqués jusqu’au cou dans le projet) ont soudain eu l’énorme surprise de constater qu’ils avaient créé une « mini-aurore boréale ».

Il s’agit simplement de commencer à habituer les gens à ce genre de « jeu ».

Or c’est tout sauf un jeu. Je réexplique, pour la nième fois :

Miroir de gaz ionisé

On utilisera trois sources de rayonnement électromagnétique, situées au sol ( voire dans l’espace ). Les deux premières émettent dans des fréquences N1 et N2. On se débrouille pour que, dans la couche atmosphérique visée ( 30-70 km ) les fréquences soient trop élevées pour ioniser l’air. Il existe en effet, pour une densité d’air donnée, une fréquence de résonance. Dans l’air on trouvera toujours quelques électrons libres. Si on les « secoue » avec un champ électromagnétique variable (une onde électromagnétique) ces électrons vont faire des allers-retours entre les atomes et molécules voisins. Imaginez que vous teniez un marteau entre deux cloches et que vous fassiez rebondir ce marteau d’une cloche à l’autre. Vous imaginez bien que vous rencontrerez une fréquence de résonance lorsque vous pourrez exploiter la capacité de rebond du marteau sur les deux cloches. Ce faisant vous pourrez aller jusqu’à … les briser.

Vous trouverez un phénomène analogue dans un gaz, dans l’air. La fréquence de résonance dépend de sa pression ( en fait de sa densité ). Le temps que mettra un électron libre pour rebondir d’un atome à l’autre, d’une molécule à l’autre sera appelé temps de libre parcours moyen. On appellera l’inverse de ce temps la fréquence de collision électronique dans le gaz, à cette pression et température donnée. Pour de l’air à une pression inférieure au millimètre de mercure ( dans une « cloche à vide » ) cette fréquence est de l’ordre du million d’hertz. On ionisera alors aisément ce milieu avec l’onde électromagnétique émise par une simple bobine de Rhumkorff, sous un mégahertz. Dans de l’air à la pression atmosphérique, plus dense, où le libre parcours moyen est plus réduit, où la fréquence de collision est plus forte il faudra mettre en oeuvre des fréquences de l’ordre du gigahertz ( mille mégahetz ) qui sont typiquement celles émises par les klystrons des radars, mais aussi par l’antenne du micro-onde de votre cuisine.

Revenons à notre système ionisant. Les deux sources N1 et N2 ont des fréquences qui diffèrent des fréquences de résonances de basses couches traversées. Mais si on croise les faiseaux apparaît alors un phénomène de  » battement « . On se débrouille pour que la différence des fréquences : ( N1 – N2 ) soit proche de la fréquence de résonance à l’altitude où les deux faisceaux se croisent. Alors on ionisera là et pas ailleurs. C’était cette manip que nos deux chercheurs faisaient, mais ils n’allaient pas s’amuser à vous le raconter. Il s’agissait simplement de commencer à habituer les gens de la région (et le public) à l’idée que l’on puisse « accidentellement » créer des mini-aurores boréales artificielles.

Ben voyons….

A quoi ça sert ?

On balaye l’espace avec ces deux faisceaux en créant à volonté une couche ionisée assez mince, à laquelle on peut donner n’importe quelle forme, y compris celle d’un miroir concave capable de réfléchir le rayonnement émis par une troisième source et de le rediriger alors à très grande distance. Ce miroir ne sera visible que de nuit. Pour plus de discrétion il est préférable d’opérer de jour. La couche ionisée, émettant peu de lumière, sera alors pratiquement indétectable.

Il est fatigant de voir des scientifiques ou prétendus tels dire que le système Haarp a une influence négligeable sur la haute atmosphère. Il ne s’agit pas de constituer de grands volumes de gaz ionisé. Ça, le Soleil s’en charge, en ne consacrant d’ailleurs qu’une très faible partie de l’énergie qu’il nous envoie. Le reste alimente la photosynthèse, chauffe la surface terrestre.

Il s’agit de modifier localement la transparence de la haute atmosphère, soit en « ouvrant une fenêtre » soit en créant une surface réfléchissante. C’est en cela que HAARP prend valeur d’arme climatique. Plusieurs systèmes sont alors combinés pour opérer une savante manipulation de l’atmosphère terrestre. Des substances chimiques peuvent être répandues en altitude à l’aide d’avions pour constituer des couches réfléchissantes. Si on permet au fil de jours à une masse d’air chaud de se constituer dans une région et à une masse d’air froid de s’installer dans une autre, distante de centaines ou même de milliers de kilomètre, on arrivera immanquablement à un point d’instabilité où le rééquilibrage des pressions passera par un phénomène qui pourra être extrêmement brutal, violent et destructeur, avec des vents de 200 kilomètres à l’heure, voir plus. Un phénomène qui pourra être complètement insolite dans la région touchée, les gens n’étant nullement habitués à voir des cyclones ravager leurs villes, leurs forêts et leurs cultures.

Dans ces cas-là, si un système analogue à HAARP contribuait à créer le phénomène ça n’est pas lui qui fournirait l’énergie destructrice mais le Soleil !

Ce qui est tuant, comme pour les armes sismiques, c’est que les scientifiques confondent systématiquement l’énergie destructrice mise en jeu par le phénomène et celle qui a servi de déclencheur. On a l’impression que le message de la communauté scientifique est :

– Soyez sans inquiétude, braves gens. Continuez à dormir sur vos deux oreilles. Ceux qui cherchent à vous inquiétez se trompent. Rien de tout cela n’existe. Les militaires ne visent que de pacifiques études de l’environnement de la Terre, de son ionosphère. L’accentuation de la fréquence des phénomènes dévastateurs, des tornades ou cyclones, y compris en Europe, ne sont dus qu’au … réchauffement de l’atmosphère lié à l’effet de serre. Les militaires n’y sont pour rien. N’allez pas croire non plus qu’ils soient responsables des échouages des cétacés sur nos côtes. Il s’agit probablement d’un virus non identifié qui s’en prend à leur oreille interne et non de l’effet des sonars des sous-marins et des navires. Les manipulations génétiques sont sans danger. D’ailleurs, quand on veut étudier une plante génétiquement modifiée en pleine nature, on met une clôture autour. Quand les abeilles voient le grillage, elles comprennent et font demi-tour. Il n’y a donc pas de risques de dissémination des semences. Il n’y a pas non plus d’avions hypersoniques volant à dix mille kilomètres à l’heure au dessus de vos têtes comme certains tentent de vous le faire croire. Tout cela correspond à un « délire technologique ». Les Américains sont loin d’en être à ce stade. Voyez ces essais dont ils nous rendent compte, correspondant au X-43A. Constatez la taille modeste de cet engin. Ces études n’en sont qu’aux balbutiements. Nous sommes loin d’une machine de grande taille. Si ces engins existaient, nous le saurions, allons ! L’idée comme quoi le tsunami qui a ravagé l’Indonésie pourrait avoir été créé par l’homme est simplement délirante. Considérez le fait que la base Américaine de Diego Garcia, où sont basés des bombradiers stratégiques, ait été épargnée grâce à la présence providentielle d’une fosse océanique de 5000 mètres de profondeur comme due au simple hasard. Même chose pour le survol par un satellite altimétrique Américain, juste au moment où le phénomène pouvait être le mieux étudié. Idem pour la présence de forces armée Américaines importantes non loin de là, le 26 décembre. Il ne faut pas voir le mal partout, comme certains s’ingénient à le faire.


En insert, une image étrange prise au Canada en août 2002 :

Phénomène naturel, ou artificiel ? C’est difficile à dire, car les aurore boréales peuvent prendre des formes très étranges, avec des sortes de draperies, vaguement rayées.

Celle-là est bien naturelle, en draperie avec rayures. Mêmes couleurs ( les couleurs dépendent de l’altitude de formation ).


Enfin, dernière précision, finissons-en une bonne fois pour toute avec ce fichu phénomène ovni qui n’est qu’une rumeur, un simple phénomène sociologique. La Pravda a publié une photo d’un prétendu engin ayant survolé les sites nucléaires iraniens. Il s’agit d’une farce de mauvais goût, ou d’une manipulation et on ne peut que s’étonner que ce quotidien russe se soit prêté à une telle plaisanterie alors que le premier avril est encore loin. Tout le monde sait aujourd’hui que les ovnis sont des ballons sondes, ou correspondent à une mauvaise interprétation d’observations de phénomènes naturels, voire à de lamentables canulars. Mais peut être les Russes et les Iraniens ont-ils besoin d’invoquer un tel prétexte pour justifier le renforcement de leur coopération en matière spatiale.

L’article paru dans la Pravda du 27 janvier 2005

Sa traduction :

La Russie et l’Iran joignent leurs efforts face à une possible invasion d’ovnis :
Si ceux-ci apparaissaient dans le ciel iranien ils seraient aussitôt abattus par un système de défense anti-aérienne.

Des objets volants non-identifiés continuent de semer la terreur au Moyen Orient. Personne ne sait au juste quoi faire avec ces objets alors qu’il semble évident qu’on ne peut pas rester sans réagir. La Russie et l’Iran ont décidé d’unir leurs efforts pour étudier cet étrange phénomène. Cette nouvelle pourrait paraître ridicule au premier abord, mais un lien se manifeste entre ces apparitions et le développement du potentiel nucléaire iranien.  » L’ufomania  » sévit maintenant en Iran. Le haut commandement des forces aériennes iraniennes a récemment donné l’ordre d’abattre tout objet suspect pénétrant dans l’espace aérien du pays, en mettant en oeuvre tous les moyens anti-aériens disponibles.

Les médias iraniens insistent de plus en plus sur la menace que ces objets pourraient représenter pour les installations nucléaires du pays. Le quotidien Resalat a rendu compte du fait que le pays avait été survolé de plus en plus fréquemment par ces engins non identifiés. Selon ce journal des objets lumineux insolites auraient été aperçus au dessus de Busher et de Natanza où se situent des installations nucléaires. Un des témoins a dit qu’un des objets avait « explosé dans le ciel ».

Le département de la défense iranien tente d’apaiser l’anxiété de la population face à ce phénomène. Le général Qarim Gavani a précisé que des mesures avaient été prises pour protéger les installations nucléaires du pays et que les forces aériennes iraniennes feraient leur devoir en cas d’agression. L’intérêt pour le sujet ovni s’est très rapidement développé en Iran depuis un an. Les agences de presse on fait état de douzaines de cas où les gens prétendaient avoir vu des ovnis passer au dessus de leurs têtes. La télévision d’Etat a présenté une séquence où l’on voit un disque brillant en train de survoler Téhéran. Dans huit villes du pays de nombreuses personnes sont sortis de leurs maisons pour contempler des lumières très brillantes se détachant sur les nuages. L’INRA a fait état d’observations d’objets multicolores émettant des rayons verts, rouges et violets aux environs de Tabriz et d’Ardebil, ainsi qu’au dessus de la province du Golestan, près de la mer Caspienne.

La Russie a assuré l’Iran qu’elle lui apporterait son aide si celle-ci devait combattre des ovnis. Les russes sont mis un terme à ce problème, à cette anomalie au début des années quatre vingt dix, quand l’ensemble de la population d’Union Soviétique commençait à paniquer à propos de ces étranges objets. L’iran et la Russie ont mis l’accent sur l’établissement d’une collaboration bilatérale, en particulier pour l’exploration spatiale et la mise en oeuvre de satellites. En dehors des accords Russo-Iraniens passés à l’occasion de ces problèmes d’ovnis les deux pays collaborent pour le lancement du satellite Zohreh.

Source Jean-Pierre Petit ==> http://www.jp-petit.org/Divers/Arme_meteorologique/aurore_boreale_artificielle.htm

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